Discours de clôture du Président de la 65e session de l’Assemblée générale à l'Expo mondiale Sud-Sud 2010 pour le développement

Genève, le 26 novembre 2010

Excellences,
Mesdames et Messieurs,

Je suis heureux d’être avec vous aujourd’hui pour clore les travaux d’une semaine intense, consacrée à la coopération Sud-Sud. Je remercie la Présidente du Comité de haut niveau de l’Assemblée générale de l’ONU pour la coopération Sud-Sud, Son Excellence Josephine Ojiambo, ainsi que toute l’équipe de l’Unité spéciale pour la coopération Sud-Sud du PNUD et les autres agences et programmes de l’ONU pour leur contribution au succès de cette exposition.

Dans le sillage du Sommet sur les objectifs du Millénaire pour le développement, qui a eu lieu en septembre dernier à New York, la tenue de cette troisième exposition mondiale Sud-Sud me paraît particulièrement pertinente.

La coopération Sud-Sud est reconnue depuis une trentaine d’années, en complément à la coopération Nord-Sud, comme un instrument pour le développement favorisant l’appropriation des programmes par les pays du Sud et renforçant leur rôle dans les processus de développement, dans un véritable esprit de partenariat.

Les rapports préparés pour le Sommet sur les objectifs du Millénaire pour le développement l’ont montré. Dans l’ensemble des progrès ont été faits, notamment pour lutter contre la pauvreté et contre la faim, mais dans certains domaines et dans certaines régions, notamment en Afrique subsaharienne, nous sommes en retard. Des efforts supplémentaires doivent être faits.

Or, pour réussir face à ces défis, il est important de pouvoir s’appuyer sur l’ensemble des partenaires au développement. La coopération Sud-Sud et la coopération triangulaire s’inscrivent dans cette volonté de partenariat, qui doit s’étendre aussi au secteur privé et à la société civile.

Grâce à leur dynamisme économique, de nombreux pays du Sud ont réussi à lutter efficacement contre la pauvreté et ont amélioré les conditions de vie de leurs populations. Ce sont autant d’expériences qu’ils ont à partager avec l’ensemble des partenaires au développement. Il est remarquable que les marchés émergents assument de plus en plus cette responsabilité, comme en témoigne l’accroissement des flux Sud-Sud d’aide publique au développement. L’augmentation des flux commerciaux et financiers ainsi que des investissements directs montre aussi l’intérêt accrude leur secteur privé pour les marchés des pays moins avancés.

L’Expo mondiale Sud-Sud 2010, la troisième du genre, arrive ainsi à point nommé. Je salue d’abord l’orientation très pragmatique de ce forum d’échange et de partage des expériences dont l’intitulé Solutions est sans équivoque. Si nous voulons réaliser les objectifs du Millénaire pour le développement d’ici à 2015, il faut que les promesses se traduisent en actions concrètes, sur le terrain, de façon à faire une vraie différence pour les millions d’hommes, de femmes et d’enfants qui vivent dans la pauvreté. Savoir ce qui marche et comprendre pourquoi, savoir s’il est possible de reproduire une solution dans un autre contexte et à une autre échelle sont les clés de la réussite.

Je salue ensuite l’orientation thématique de l’Expo 2010 dont les sessions consacrées à la sécurité alimentaire, au travail décent et à la protection sociale, à la lutte contre le VIH/sida, à la santé globale, à l’éducation, aux questions liées à l’environnement et à l’urbanisme sont au cœur de la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement.

En outre, le lancement du réseau global pour la « démarginalisation des pauvres par le droit » est un autre élément majeur qui a eu lieu cette semaine. Pour consolider les succès dans la réduction de la pauvreté et créer les conditions durables du développement du secteur privé et de la création d’emplois dans les pays en développement, il faut y renforcer l’état de droit. Les pauvres doivent pouvoir promouvoir leurs droits et leurs intérêts de citoyens et d’acteurs économiques. Les institutions sont la clé du développement.

Les nombreux exemples qui ont été exposés cette semaine, dans tous ces domaines que je viens de mentionner, nous le prouvent à nouveau, la coopération Sud-Sud et la coopération triangulaire sont un apport important dans le processus de développement. Je tiens à féliciter chaleureusement tous les lauréats de cette Expo 2010.

Excellences,
Mesdames et Messieurs,

Je vous invite tous, dans l’esprit du Sommet de Nairobi, à continuer vos efforts sur la voie de l’innovation pragmatique au service du développement.