Discours du Président de la 65e session de l’Assemblée générale
Ouverture de l'Examen quinquennal de la Stratégie de Maurice

New York, le 24 septembre 2010

 

« Dans la famille des Nations, les plus vulnérables méritent une attention particulière »

Monsieur le Secrétaire général,
Mesdames et Messieurs les Chefs d’État et de Gouvernement,
Excellences,
Distingués délégués,
Mesdames et Messieurs,

C’est pour moi un grand honneur de prendre la parole à l’occasion de l’examen quinquennal de la Stratégie de Maurice.

Cette semaine a déjà été riche de discussions et de rencontres consacrées aux questions environnementales. Je voudrais souligner en particulier l’appel qui a été lancé, lors de la réunion de haut niveau sur la biodiversité afin que des actions concrètes soient prises pour ralentir le rythme alarmant de perte de la diversité biologique dans le monde.

Ce résultat est important pour les petits États insulaires en développement, dont les économies sont fortement dépendantes d’industries telles que la pêche et le tourisme.

Aujourd’hui, c’est sur les difficultés particulières des petits États insulaires en développement que nous voulons nous concentrer : petite taille, éloignement et insuffisance des ressources.

Ces États sont aussi de plus en plus exposés aux crises écologiques mondiales. Tsunamis, tremblements de terre et autres catastrophes naturelles les affectent de manière totalement disproportionnée. Ce sont des années, voire des décennies de développement économique qui sont parfois anéanties. La menace que l’élévation du niveau de la mer fait peser sur les atolls de faible altitude ne saurait laisser personne indifférent.

Face à ces défis, la communauté internationale a adopté, en 1994, à la Barbade, le Programme d’action pour le développement durable des petits États insulaires. En 2005, ce programme a été renforcé par l’adoption de la Stratégie de Maurice.

Depuis lors, des progrès notables ont été faits dans ces pays pour la préservation de l’environnement. Je note avec satisfaction que l’objectif du Millénaire pour le développement relatif à l’environnement est en bonne voie d’être réalisé.

Mais le bilan d’ensemble est moins réjouissant. En effet, pour d’autres objectifs, notamment la réduction de la pauvreté, la partie n’est pas gagnée.

Mesdames et Messieurs les Chefs d’État et de Gouvernement,
Excellences,
Distingués délégués,
Mesdames et Messieurs,

Nous allons consacrer les deux jours qui viennent à l’examen des progrès et des difficultés rencontrées dans la mise en œuvre de la Stratégie de Maurice. Ceci doit nous permettre d’avancer. Je souhaite que nos discussions débouchent sur une volonté politique renforcée de réduire les vulnérabilités des petits États insulaires en développement.

Je vous invite à réfléchir aux moyens de promouvoir un soutien international coordonné et de constituer des partenariats. Car dans la famille des Nations, les plus vulnérables méritent une attention particulière.

Je vous souhaite des discussions productives.