Remarques du Président de la 65e session de l’Assemblée générale lors de la séance plénière sur l'application des résolutions de l'ONU : projet de résolution A/65/L.60

New York, le 1er mars 2011

Monsieur le Secrétaire général,
Excellences,
Distingués délégués,

Nous sommes réunis cet après-midi pour considérer une question grave. Plusieurs États Membres de l’Assemblée générale ont introduit une résolution sous la rubrique A/65/L.60 proposant, en raison de la situation des droits l’homme en Jamahiriya arabe libyenne, la suspension pour la Jamahiriya arabe libyenne du droit de siéger dans le Conseil des droits de l’homme. Nous prenons acte de la recommandation faite dans ce sens par le Conseil des droits de l’homme lors de sa session spéciale du 25 février consacrée à la Jamahiriya arabe libyenne.

Les événements qui secouent le monde arabe depuis plusieurs semaines sont venus nous rappeler qu’il ne peut y avoir ni sécurité ni développement si les droits de l’homme ne sont pas respectés. Il en va de la crédibilité de la communauté internationale, Assemblée générale des Nations Unies, Conseil de sécurité et Conseil des droits de l’homme, de faire que ces droits soient respectés et leurs violations punies.

Je me suis adressé hier, lundi 28 février, au Conseil des droits de l’homme lors de l’ouverture de sa 16ème session. J’y ai rappelé l’importance d’un Conseil fort, dont les membres s’engagent à renforcer la protection et la promotion des droits de l’homme par la valeur de l’exemple, en observant les normes les plus élevées et en prohibant les doubles standards.

Le fait que le Conseil ait tenu d’urgence vendredi dernier une session spéciale sur la Jamahiriya arabe libyenne et adopté par consensus une résolution sur la situation des droits de l’homme dans ce pays est un signal important. La situation en Jamahiriya arabe libyenne est profondément choquante. Ne pas nous saisir de cette question aurait été une grande perte de crédibilité pour l’Organisation des Nations Unies et le Conseil des droits de l’homme.

Aujourd’hui, c’est à nous, Assemblée générale, de faire notre part. C’est à nous de nous montrer unis et résolus dans notre détermination de faire vivre les valeurs fondamentales de la Charte. C’est le devoir que nous avons face à tous les hommes et toutes les femmes qui espèrent et luttent pour que leurs droits soient respectés et qui, aujourd’hui, courent les plus grands dangers. Leurs aspirations ne peuvent être déçues. Je souhaite que notre débat de cet après-midi aille dans ce sens et que nous prouvions que l’Assemblée générale est un instrument fort au service de la paix, de la sécurité et de la prospérité.

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