30e session du Comité de l'information (28 avril-9 mai 2008)

France

Déclaration de M. Jean-Pierre Lacroix, Ministre plénipotentiaire (France)

Au nom de l’Union européenne
Et pour le compte de la présidence de l’Union européenne

Monsieur le Président,

J’ai l’honneur de m’exprimer au nom de l’Union européenne.

La Turquie et la Croatie, pays candidats, l'Albanie et le Monténégro pays du processus de stabilisation et d'association et candidats potentiels ainsi que l’Ukraine, la République de Moldavie et l’Arménie se rallient à la présente déclaration.

Je voudrais tout d’abord remercier le Secrétaire général adjoint, M. Kyo Akasaka pour son intervention.

Je souhaiterais vous remercier, vous-même et toute votre équipe pour avoir notablement amélioré la qualité et la lisibilité des rapports d’activité du Département. Comme l’Union européenne le souligne depuis plusieurs sessions, le Comité de l’information a besoin pour mener à bien sa tâche de disposer de rapports d’activité chiffrés et commentés qui évaluent clairement les résultats obtenus, énoncent les difficultés rencontrées, et proposent des solutions entre lesquelles trancher. Ce n’est qu’ainsi que le Comité pourra travailler et vous donner un mandat clair pour mener  à bien votre mission.

Monsieur le Président,

L’Union européenne se fixe cette session trois priorités simples qui découlent de l’action  menée depuis déjà plusieurs sessions :
La première priorité, c’est améliorer l’efficacité du DPI, dans le cadre budgétaire contraint que nous connaissons tous. Cela concerne en particulier les centres d’information, qui constituent un l’outil indispensable du DPI pour remplir sa mission, à savoir promouvoir l’action de l’organisation et des grands dossiers qu’elle est appelée à traiter.

A ce sujet, nous avons noté avec satisfaction toutes les initiatives prises par le Centre régional de Bruxelles, en particulier, alors que nous célébrons cette année 60ème anniversaire de la déclaration universelle des droits de l’homme, celle intitulée « Know your rights ». Cela démontre concrètement le bien-fondé de la régionalisation. L’ Union européenne a également pris note du renforcement des moyens des centres, et surtout de l’approfondissement de la coopération entre eux et du rôle pilote dévolu à certains. L’Union européenne juge cette démarche positive et encourage son élargissement à d’autres centres, dès lors que cela se fera en pleine concertation avec les pays concernés, sur la base du volontariat  et dans le contexte budgétaire contraint que nous connaissons tous.

Par ailleurs, l’Union européenne encourage le Département de l’information et le réseau des centres d’informations des Nations Unies à renforcer la coopération avec toutes les autres entités des Nations Unies aux niveaux national et local, afin de développer une stratégie de communication plus cohérente et de s’exprimer d’une seule voix.

L’Union européenne est également sensible au développement d’actions d’influence et de partenariats avec la société civile, auprès de publics clés, comme les jeunes, les universitaires ou les décideurs, présents et futurs. Plus que jamais, l’ONU doit expliquer, débattre et convaincre pour démontrer qu’elle conserve toute sa pertinence face aux défis d’aujourd’hui et ceux de demain. Elle soutiendra fortement toute initiative en ce sens.

La deuxième priorité, c’est l’effort en faveur du multilinguisme, à savoir faire en sorte que toutes les langues officielles de l’Onu soient traitées sur un pied d’égalité dans toutes les activités du Département de l’information, là encore dans le cadre budgétaire contraint qui est le nôtre et en s’assurant que les messages du Département soient bien transmis sans retard. Le multilinguisme est une dimension essentielle du travail des Nations unies à laquelle je crois que tous les membres du Comité sont attachés. Beaucoup a été fait, et nous en sommes reconnaissants, à vous, Monsieur le Secrétaire général adjoint,  au Département et à tous ses agents. Malheureusement, la situation n’est  pas satisfaisante et nous serons attentifs à ce que tous les moyens dont dispose le Département de l’information à cet égard soient bien  mis en œuvre pour atteindre notre objectif commun.

La troisième priorité, c’est la simplification de la résolution. Ayons l’honnêteté de le dire, notre résolution est aujourd’hui très longue, très compliquée, et certains l’estiment illisible. Il nous revient d’assumer nos responsabilités en la simplifiant et en la tournant vers l’action, afin que le message de l’ONU soit mieux transmis et mieux compris de par le monde. L’Union européenne veut s’atteler à cette tâche, avec tous les membres du comité, dans un esprit constructif et de consensus. Je rappelle qu’au cours de la 29ème session, le Groupe des 77 et la Chine a assuré l’Union européenne qu’il proposerait un texte visant à simplifier la résolution. Nous attendons avec grand intérêt la communication officielle de cette résolution. Au vu de celle-ci nous proposerons éventuellement, dans le même esprit constructif et de consensus de continuer ce travail, en nous engageant sur une action de long terme entre cette session et la suivante.

Monsieur le Président,

Dans quelques jours, nous allons célébrer la journée de la liberté de la presse. Cette journée est particulièrement importante pour notre comité.
Chaque année, dans la première partie de notre résolution nous répétons notre attachement aux principes de la liberté de la presse et de la liberté d’information et à ceux d’indépendance, de pluralisme et de la diversité des médias et qui demande instamment à tous les Etats de faire en sorte que les journalistes puissent travailler librement et efficacement. Sans doute avons nous avons tous des progrès à réaliser, mais nous devons également tous avoir conscience des engagements que nous prenons solennellement et publiquement, en cette enceinte et ailleurs, et les respecter.

Chaque année également, nous condamnons résolument toutes les attaques contre eux. Selon le comité pour la protection des journalistes, 65 d’entre eux furent tués en 2007, et pour les premiers mois de cette année : 8. C’est trop, beaucoup trop, et nous tous ici avons collectivement une responsabilité collective pour faire en sorte que cela cesse.

Monsieur le Président,

Permettez-moi de conclure cette intervention en réitérant l’engagement de l’UE à travailler de manière ouverte et coopérative afin de dégager par consensus, des réponses efficaces aux problèmes qui nous seront soumis.

Je vous remercie.

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