29e session du Comité de l'information (30 avril-11 mai 2007)

Déclaration de M. Kiyo Akasaka, Secrétaire général adjoint à la communication et à l'information, à l'ouverture de la vingt-neuvième session

Monsieur le Président,

L’approche intégrée du DPI a également un impact sur la manière de relater l’information des Nations Unies. Par exemple, après un stage de formation à l’information pour les missions de maintien de la paix organisé par le DPI et le DOMP, UNTV s’est mise à filmer des images vidéo brutes de missions de maintien de la paix et à en faire des reportages destinés à des diffuseurs à travers le monde. UNifeed, un service de diffusion satellitaire, fournit désormais, chaque semaine, au moins deux reportages sur le maintien de la paix.

En ce qui concerne mon deuxième point --le service de DPI aux médias-- grâce à l’intégration des nouvelles technologies de l’information et de communication à tous les niveaux de notre activité, notre capacité à relater l’information des Nations Unies s’est largement étendue.

Je me limiterai à quelques faits et chiffres.

Avec plus de 50 millions de visites par an, le site Web des Nations Unies constitue aujourd’hui la principale porte d’entré de l’information concernant l’ONU sur Internet. Il fournit, dans plusieurs langues, à des utilisateurs à travers le monde, une large gamme de nouvelles et d’informations sous des formes diverses: audio, vidéo, photo et texte. Sur un jour de semaine type, les utilisateurs consultent maintenant plus d’un million de pages de documentation dans les six langues officielles, et visionnent plus de 15 000 clips vidéo.

Monsieur le Président,

Permettez-moi, enfin, de partager avec vous quelques réflexions sur les perspectives futures des réseaux des Centres d’information des Nations Unies. Une bonne stratégie de communication est en soi de valeur limitée, sauf si elle atteint le public visé. Quand nous parlons de public mondial, nous faisons vraiment référence à un ensemble de publics locaux.

Le réseau des Centres d’information des Nations Unies (CINU) représente l’un des vecteurs principaux pour atteindre ces publics locaux, y compris des écoles qui ne disposent que de peu d’outils d’éducation, des groupes de la société civile au service de groupes défavorisés et des supports médiatiques aux ressources limitées et parfois privés d’accès à l’Internet. Ils confèrent à nos messages mondiaux un accent local, et, par voie de conséquence, rapprochent les Nations Unies des populations qu’elles servent.

Comme il l’est souligné dans le rapport du Secrétaire général, nous avons pris des mesures pour renforcer davantage les Centres d’information des Nations Unies et les intégrer dans une stratégie de communication d’ensemble du Département. Ces mesures comprennent le réalignement des ressources, l’augmentation de l’utilisation des technologies de l’information et de la communication, l’établissement de partenariats aux niveaux local et régional, et la fourniture de conseils réguliers de la part du Siège sur des questions thématiques clefs.

Je suis heureux de vous informer que chaque Centre a désormais un site Web entièrement fonctionnel, ce qui signifie que l’information est disponible dans 31 langues.

Nous avons également développé un nouveau modèle de plan de travail pour les Centres. Ce modèle, un outil de travail qui permettra à notre personnel de terrain de planifier et de contrôler ses progrès, de même que d’évaluer des programmes et d’en tirer des leçons, est disponible sur un nouveau réseau digital interne que nous avons constitué, et qui s’intitule StratCom.

Nous avons renforcé notre présence dans des centres de presse importants tels que Le Caire, Mexico et Pretoria, dans le but de maximiser l’impact de leurs ressources limitées. Ces centres ­ désormais mieux pourvus en personnel et en ressources ­ se sont vus accorder un rôle de coordination au niveau régional. Par exemple, le Centre d’information des Nations Unies du Caire et celui de Mexico ont pris la tête de la création de Groupes de communication des Nations Unies régionaux, rassemblant les ressources de communication existantes dans leurs régions respectives.

En Europe, nos bureaux à Bruxelles, à Genève et à Vienne utilisent des outils de connexion innovants pour coordonner leur travail de communication. Ils communiquent désormais plus souvent entre eux, partageant leurs ressources chaque fois que cela est possible et effectuent des exercices communs. Le Centre d’information de Vienne est également investi de la responsabilité de délivrer des conseils stratégiques à nos Centres d’information de Bucarest, Prague et Varsovie. Même s’il est encore tôt, nous constatons déjà les avantages de ces nouvelles synergies. Que ce soit en Afrique, en Amérique latine ou en Europe, en travaillant ensemble au niveau régional, les Centres d’information des Nations Unies sont mieux à même de fournir de l’information et d’inspirer des discussions sur des questions des Nations Unies qui trouvent un écho dans leurs régions respectives.

Ceci nous a encouragés à envisager la possibilité de renforcer les Centres d’information des Nations Unies dans d’autres régions ou sous-régions. DPI accorde une grande importance au rôle de ces Centres au niveau du pays, en tant que membre clef de l’équipe de pays des Nations Unies. Permettez-moi de vous assurer qu’alors que se poursuivent des discussions liées à la cohérence de l'action du système des Nations Unies, et qu’avec des expériences pilotes « Une seule ONU » en cours dans un certain nombre de pays, nous sommes très conscients du besoin d’assurer la viabilité et l’efficacité des Centres d’information des Nations Unies, et de faire en sorte qu’ils constituent une valeur ajoutée aux efforts du système de l’ONU au niveau du pays.

Haut de page
Section du site Internet de l'ONU, Département de l'information © ONU