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Débat général (24 septembre - 1er octobre 2013)

Mercredi 25 septembre 2013

Son Excellence Andry Nirina Rajoelina, Président de la Transition de la République de Madagascar

Andry Nirina Rajoelina
Résumé de la déclaration

M. ANDRY NIRINA SEM RAJOELINA, Président de Madagascar, a tout d’abord regretté que, chaque fois que l’Afrique est évoquée, le constat général fasse ressortir des États exposés à des violences permanentes, où la démocratie régresse, où des guerres, des crises et des affrontements éclatent.  « L’humanité est en pleine crise existentielle, avec comme symptôme l’instabilité économique, les inégalités sociales et la dégradation de l’environnement », a déclaré le Président malgache, en citant le Président de la soixante-septième session de Assemblée générale.

Il a ensuite indiqué que son pays, à l’instar de la plupart des pays africains, peinait encore à atteindre tous les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD), en dépit des efforts déployés, à quelque 800 jours de l’échéance de 2015.

Rappelant que les soulèvements populaires dans le cadre du printemps arabe traduisaient une aspiration légitime, M. Rajoelina a déploré que le soulèvement du peuple malgache contre un régime contesté, pour revendiquer une vie meilleure à travers la mise en place d’un véritable changement, n’ait pas été vu avec compréhension.

« Bien au contraire, Madagascar a dû faire face à l’incompréhension et à l’inflexibilité d’une communauté internationale à plusieurs vitesses, alors que des soulèvements populaires ailleurs, dans des conditions identiques, avaient suscité bienveillance et sollicitude », a poursuivi le Président.

Il a indiqué ensuite que, malgré les restrictions économiques et sociales et l’absence de soutien de la communauté internationale, les Malgaches ne sont pas tombés dans le piège du conflit interne.  « C’est avec une grande fierté nationale que j’annonce aujourd’hui du haut de cette tribune que Madagascar a pu éviter une guerre civile », a-t-il affirmé, en ajoutant que la crise politique avait été résolue pacifiquement.

« Madagascar entame désormais une nouvelle phase de son histoire », a lancé M. Rajoelina, en rappelant qu’en tant que dirigeant, l’exercice du pouvoir exigeait une prise de conscience de notre humanité et de notre faillibilité.

« Pour débloquer la crise politique, j’ai tout mis en œuvre pour préserver l’unité nationale et les intérêts supérieurs du peuple de Madagascar, et je suis arrivé à la conclusion de ne pas me porter candidat à notre prochaine élection présidentielle », a-t-il dit avant de conclure.

Source: AG/11425