Thème de la Journée 2010 : La qualité de l'eau
L’eau est la source de la vie sur la terre. La qualité de la vie dépend directement de celle de l’eau. Une eau de bonne qualité soutient des écosystèmes salubres et contribue ainsi au bien-être de l’homme. Une eau de mauvaise qualité a des conséquences directes sur l’environnement et le bien-être de l’homme. Les maladies transmises par l’eau causent la mort de plus d’un million et demi d’enfants chaque année.
Pollution
Journée de l'eau 2010
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[1.08 Mo] - Foire aux questions sur la qualité de l'eau

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- Message du Secrétaire général
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La qualité des ressources en eau est de plus en plus menacée par la pollution. Une pollution des ressources hydrologiques sans précédent dans l’histoire est imputable à l’activité humaine des 50 dernières années. Selon les estimations, plus de 2,5 milliards de personnes dans le monde vivent sans moyens d’assainissement adéquats. Chaque jour, 2 millions de tonnes d’eaux usées et autres effluents s’infiltrent dans les nappes phréatiques de la planète. Le problème est plus grave encore dans les pays en développement où plus de 90% des eaux d’égout et 70 % des déchets industriels non traités sont déversés dans les eaux de surface.
Changements climatiques
Une zone aride près de Manuto au Timor-Leste. Photo ONU/Martine Perret
Les sécheresses prolongées, en particulier dans les écosystèmes fragiles tels que les régions arides et semi-arides, réduisent leur capacité de diluer l’eau polluée pour maintenir l’équilibre des fonctions naturelles. Dans les zones côtières, des écosystèmes tels que palétuviers, zostères et récifs coralliens disparaissent à une vitesse alarmante en raison de la pollution de l’eau. Les écosystèmes affectés ne peuvent faire face au stress additionnel du changement climatique par exemple. Leur capacité de servir de zones de reproduction et de pépinières, de dispositifs de protection contre les tempêtes et de puits de carbone bleu est donc encore diminuée. Dans certaines régions, plus de 50 % des espèces locales de poissons d’eau douce sont menacées d’extinction et l’impact des changements climatiques devrait encore aggraver la situation.
Les incidences des changements climatiques – par exemple inondations et sécheresses fréquentes ou prolongées - posent d’autres problèmes de qualité de l’eau et viennent s’ajouter aux sources de pollution toujours plus nombreuses.
Croissance démographique
L’accroissement démographique tout comme les changements des modes de production et de consommation sont à l’origine d’une augmentation considérable des procédés industriels, de l’extraction minière, de l’agriculture et de l’urbanisation avec pour conséquence le rejet dans l’environnement de métaux lourds, d’éléments radioactifs, de toxines organiques et de produits pharmaceutiques abandonnés.
Au fur et à mesure que la population augmente, l’exode des campagnes vers les villes s’accentue. Selon les estimations, d’ici à 2050 6,4 milliards de personnes vivront dans des zones urbaines, contre 3,4 milliards en 2010. Si des mesures proactives adéquates de planification et de financement ne sont pas prises pour faire face à cette croissance rapide, le problème de la qualité de l’eau s’aggravera encore.
L’insuffisance des infrastructures tout autant que la mauvaise maintenance de celles qui existent posent des problèmes de gestion des déchets municipaux ainsi que de traitement et de déversement des eaux usées.
Assainissement et lutte contre la pauvreté
Des jeunes filles vont chercher de l'eau à une pompe communale installée par l'UNICEF à Bubango, en Tanzanie. Photo ONU/ Evan Schneider
L’investissement dans la fourniture d’eau propre à la consommation et l’accès à de meilleurs services d’assainissement a de multiples avantages économiques. Chaque dollar investi devrait avoir un effet bénéfique de 3 à 34 dollars, sous forme de gain de temps et de productivité ou d’économies budgétaires des services nationaux de santé. Pour la population du monde en développement, les gains par habitant pourraient être de l’ordre de 15 dollars au moins par an.
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) estime que la réalisation des objectifs du Millénaire pour le développement concernant l’accès à de l’eau non polluée et à l’assainissement pourrait représenter un gain économique annuel de 84,4 milliards de dollars.
Pour que ceci devienne réalité, il est indispensable que les pays élaborent des politiques et des pratiques de gestion durables des ressources en eau tenant compte des problèmes de qualité de l’eau. Les mesures à prendre devraient comprendre le contrôle systématique des organismes responsables de l’eau car c’est un indicateur de l’efficacité de la protection de la santé humaine et de la mise en place de services d’assainissement sûrs.
Protéger les ressources en eau : une responsabilité collective
Il est beaucoup moins coûteux de protéger les ressources en eau que de procéder à leur épuration une fois qu’elles sont polluées. La protection et l’entretien des milieux aquatiques garantissent la viabilité des écosystèmes. Ainsi les terres humides naturelles qui fonctionnent bien filtrent les nutriments et les substances toxiques contenues dans l’eau.
Photo ONU/ Evan Schneider
Nous vivons tous « en aval » et, de ce fait, il appartient à chacun d’entre nous d’assurer la protection des sources d’eau contre la pollution. Le soin ne peut en être laissé aux autorités publiques seules. Tous les secteurs, publics et privés, doivent prendre des mesures appropriées et adéquates pour prévenir la pollution. Il faut pour ce faire un engagement ferme de toutes les parties prenantes, depuis les individus et les communautés locales jusqu’aux organisations internationales, non gouvernementales et celles de la société civile. Les mesures devraient être différenciées selon le type d’utilisation de l’eau et les acteurs concernés, c’est-à-dire selon qu’il s’agit d’une personne à titre individuel ou d’une société.
Il est urgent d’accélérer la recherche, le contrôle et l’évaluation de la qualité de l’eau aux niveaux mondial, régional et local en adoptant une approche intégrée prenant le bassin comme unité de gestion. Les résultats de la recherche scientifique devraient permettre d’élaborer des politiques et des méthodes de mise en œuvre rationnelles.
L’eau propre est la source de la vie sur la terre. Nous avons déjà le savoir-faire et les compétences voulus pour assurer la qualité de l’eau. Ayons maintenant la volonté de le faire. La vie et la prospérité de l’humanité dépendent de ce que nous ferons aujourd’hui pour être les maîtres et non les pollueurs de cette ressource on ne peut plus précieuse qu’est l’eau propre.
Journée mondiale de l'eau
La célébration internationale de la Journée mondiale de l'eau est une initiative qui est née de la Conférence des Nations Unies de 1992 sur l'environnement et le développement à Rio de Janeiro, Brésil.
Conformément aux recommandations de la Conférence des Nations Unies sur l'environnement et le développement exprimées dans le Chapitre 18 (Ressources en eau douce) d'Action 21, l'Assemblée générale des Nations Unies a adopté le 22 décembre 1992 la résolution A/RES/47/193 déclarant le 22 mars de chaque année "Journée mondiale de l'eau", à compter de l'année 1993.
Cette résolution invite les États à consacrer cette journée, selon le contexte national, en concrétisant des actions telles que la sensibilisation du public par des publications, des diffusions de documentaires, l'organisation de conférences, de tables rondes, de séminaires et d'expositions liés à la conservation et au développement des ressources en eau et à la mise en œuvre des recommandations d'Action 21.

