Journée des Nations Unies, le 24 octobre 2010

Message du Président de l'Assemblée générale

J’ai le plaisir et l’honneur de vous souhaiter la bienvenue ce soir dans la salle de l’Assemblée générale à l’occasion du Concert de la Journée des Nations Unies. Je vous adresse mes chaleureux remerciements, Monsieur le Secrétaire général, ainsi qu’à votre épouse, Madame Ban Soon-taek, et au Gouvernement et à la Mission permanente de la République de Corée pour avoir rendu possible cette belle tradition.

Le thème du concert de cette année a trait aux objectifs du Millénaire pour le développement. C’est une excellente occasion de rappeler qu’il y a exactement un mois, les dirigeants du monde entier étaient réunis dans cette salle pour faire le point des progrès réalisés dans la mise en œuvre de ces objectifs. Ils ont réaffirmé leur ferme engagement de réduire sensiblement la pauvreté et d’améliorer la vie de millions de déshérités dans le monde d’ici à 2015.

Par l’adoption des objectifs du Millénaire pour le développement en 2000, nous avons exprimé notre solidarité avec les groupes les plus vulnérables. Nous avons démontré que tous les peuples des Nations Unies forment une seule communauté et qu’il n’y a pas de droit à l’indifférence devant l’abjecte pauvreté et la souffrance d’autrui.

Nous avons donné espoir à des millions d’hommes et de femmes. Nous devons maintenant conjuguer nos efforts afin de répondre à ces attentes et de tenir notre promesse. C’est notre devoir moral. Ce faisant, nous apporterons une contribution importante à la paix, à la sécurité, à la prospérité mondiales, mission première de l’Organisation des Nations Unies.

Cette solidarité, qui est au cœur des objectifs du Millénaire pour le développement, est également essentielle, lorsque des musiciens donnent un concert. Ils doivent mettre de côté les questions personnelles et travailler en coopération afin de produire de belles sonorités.

Tout comme les musiciens qui jouent leur rôle au sein de l’orchestre et transforment les hésitations lors des répétitions et la cacophonie qui se produit lorsqu’ils règlent leurs instruments en harmonie parfaite pendant le concert, nous, les peuples des Nations Unies, œuvrons pour le bien commun, dans un esprit de coopération et de consensus.

Mesdames et Messieurs,

La musique nous rassemble à travers les cultures et les frontières et contribue à promouvoir la paix et l’harmonie. Celui qui chante n'est pas en train de se disputer, celui qui joue d’un instrument ne porte pas d’arme.

Pour reprendre les mots de Platon, laissons maintenant « la musique donner une âme à nos cœurs, des ailes à la pensée, un essor à l’imagination; du charme et de la gaîté à la vie et à toute chose ».

Je vous remercie.