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Journée internationale de la tolérance
16 novembre

Message de Mme Irina Bokova, Directrice générale de l’UNESCO

Journée 2013

La Journée internationale de la tolérance est pour chacun d’entre nous une occasion de renouveler son engagement à pratiquer la tolérance et à promouvoir l’harmonie. En se mondialisant rapidement, la planète devient aussi de plus en plus fragile. C’est pourquoi, chaque jour et dans chaque société, il nous faut construire de nouveaux liens de tolérance, de confiance et de compréhension.

Cela exige un engagement et du temps. Nous devons commencer par une éducation de qualité, afin de combattre l’ignorance, les préjugés et la haine qui sont à la source de la discrimination et du racisme. L’éducation est nécessaire pour désamorcer les craintes que beaucoup éprouvent face à l’inconnu et à d’autres peuples, leurs cultures, leurs choix de vie et leurs croyances. L’éducation est le meilleur moyen de favoriser une culture de la paix et d’édifier des sociétés inclusives.

L’intolérance est un défi mondial qui se présente localement sous de nombreuses formes. Pour être efficace, l’action mondiale doit être associée à des mesures nationales, locales et tout particulièrement, individuelles.

Au niveau mondial, l’UNESCO est le chef de file de la Décennie internationale du rapprochement des cultures, qui a démarré cette année, en vue de favoriser les bienfaits de l’échange et du dialogue entre les cultures et d’établir de nouveaux réseaux afin de lutter contre le racisme et la discrimination.

L’UNESCO agit aussi sur le terrain, là où le besoin s’en fait le plus sentir. Tel était l’objectif d’un projet récent de l’Organisation visant à promouvoir une culture de la paix parmi les jeunes femmes et hommes vivant à Tripoli (Liban). Grâce à des échanges par le biais du théâtre et des arts, l’UNESCO a, dans toute la ville, œuvré de concert avec des jeunes gens et des jeunes femmes afin d’approfondir leur compréhension mutuelle, de leur apprendre à vivre et à travailler ensemble, à résoudre les différends, et les différences, par le dialogue.

Pour susciter un changement positif, nous devons constamment nous poser les questions suivantes : Comment les droits des personnes appartenant à des minorités sociales, nationales, ethniques, religieuses, linguistiques ou autres sont-ils garantis dans notre communauté, État et région? Ce que nous faisons est-il suffisant pour promouvoir l’égalité de droit et de dignité des peuples autochtones, des travailleurs migrants, des demandeurs d’asile et des réfugiés ou des personnes handicapées ? Répondre à ces questions doit nous conduire à agir.

Cette Journée internationale est une occasion d’intensifier, au sein de nos familles et communautés, notre engagement au dialogue et à la solidarité, à l’égard des autres peuples. La tolérance ne peut jamais être considérée comme acquise. C’est une manière de vivre que nous devons constamment réinventer pour des temps nouveaux, afin de reconnaître dans les différences d’autrui le miroir de nos propres différences et dans les richesses d’autres cultures, notre patrimoine commun à tous.

Dans un monde d’incertitude, au sein de sociétés subissant de profondes transformations, jamais cela n’a revêtu une aussi grande importance pour une paix et un développement durables.