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Journée internationale pour l'abolition de l'esclavage
2 décembre

« Le Fonds de contributions volontaires des Nations Unies pour la lutte contre les formes contemporaines d’esclavage aide à rétablir les droits de l’homme et la dignité de milliers de victimes et de leur famille en accordant des subventions à des projets destinés à fournir des services de réadaptation. J’exhorte les États Membres, les entreprises, les fondations privées et les autres donateurs à accroître leurs contributions. Ensemble, nous pouvons accélérer nos efforts et débarrasser le monde de cette pratique ignoble! »

M. Ban Ki-moon, Secrétaire général de l'ONU
Message 2016
Une employée de maison en Inde

Une employée de maison lave des vêtements à la main à New Delhi, en Inde. Photo: OIT/B. Patel

L’article 4 de la Déclaration universelle des droits de l’homme dispose que « nul ne sera tenu en esclavage ni en servitude; l’esclavage et la traite des esclaves sont interdits sous toutes leurs formes ».

Pourtant, l’esclavage reste aujourd'hui un problème grave qui se manifeste sous diverses formes : servitude pour dettes, servage, travail forcé, travail et servitude des enfants, trafic de personnes et d’organes humains, esclavage sexuel, utilisation d’enfants soldats, vente d’enfants, mariage forcé et vente de femmes et exploitation de la prostitution.

La Journée internationale pour l'abolition de l'esclavage commémore l'adoption par l'Assemblée générale de la Convention pour la répression et l'abolition de la traite des êtres humains et de l'exploitation de la prostitution d'autrui [A/RES/317(IV)] du 2 décembre 1949.

Faits et chiffres

  • Près de 21 millions de personnes sont victimes du travail forcé – 11,4 millions de femmes et de filles et 9,5 millions d’hommes et de garçons.
  • Près de 19 millions d’entre elles sont exploitées par des particuliers ou des entreprises privées et plus de 2 millions par un État ou des groupes rebelles.
  • Parmi celles qui sont exploitées par des particuliers ou des entreprises, 4,5 millions subissent une exploitation sexuelle forcée.

Source : OIT

Selon l'Organisation internationale du Travail (OIT), il y a actuellement environ 21 millions de victimes du travail forcé dans le monde, générant 150 milliards de dollars en profits illégaux dans l'économie privée chaque année.

L'OIT a adopté un nouveau protocole sur le travail forcé, qui est un traité juridiquement contraignant qui impose aux États de prendre des mesures pour combattre l’esclavage moderne sous toutes ses formes. Il agit à trois niveaux: protection, prévention et indemnisation. Le Protocole sur le travail forcé, qui a été adopté en 2014, est entré en vigueur le 9 novembre 2016.

Le campagne 50 for Freedom vise à convaincre au moins 50 pays de ratifier le Protocole sur le travail forcé d'ici à 2018.

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