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Journée internationaledes Casques bleus de l'ONU
29 mai 2010

Réagissant à la tragédie d’Haïti, le personnel de maintien de la paix des Nations Unies a fait preuve d’un dévouement et d’un professionnalisme exemplaire

Ayiti Kanpe - Haïti se relève

Plus de 124 000 personnel du maintien de la paix sont actuellement déployés dans le cadre de 15 opérations dans le monde entier, preuve manifeste du respect, de la dépendance et de la confiance du monde entier quant aux opérations de maintien de la paix des Nations Unies.

La communauté internationale compte sur eux pour protéger les personnes vulnérables dans certaines des parties les plus dangereuses du monde, mais leur service a un prix élevé : au cours de plus de 60 années de maintien de la paix, la violence, les accidents et les maladies ont coûté la vie à plus de 2 700 personnes œuvrant dans les points sensibles du monde entier, du Moyen-Orient aux Balkans, à l’Afrique et plus loin encore. 

La Mission de stabilisation des Nations Unies en Haïti (MINUSTAH) travaillait avec les autorités haïtiennes afin de soutenir la stabilité politique, promouvoir les droits de l'homme et renforcer la sécurité lorsqu’un violent tremblement de terre a frappé le pays le 12 janvier dernier. Plus de 230 000 haïtiens ont péri lors de l’une des plus noires journées de la nation. De plus, 101 membres du personnel des Nations Unies ont été tués, dont 96 membres de la MINUSTAH. C’est la catastrophe naturelle la plus meurtrière ayant jamais frappé Haïti et l’événement ayant coûté le plus de vies de toute l’histoire du maintien de la paix des Nations Unies. Pour le personnel de maintien de la paix, ce fut une tragédie colossale. L’effondrement du siège de la MINUSTAH a entraîné la mort du Chef de la mission Hédi Annabi et de son Adjoint Luiz Carlos da Cost, de même que celle du Chef de la police, Douglas Coates, qui assistaient à une réunion avec une délégation venue de Chine. Près de 100 autres militaires, policiers et membres du personnel civil des Nations Unies du monde entier et d’Haïti même ont également péri au siège et dans d'autres bâtiments des Nations Unies de la capitale. Au total, 29 États Membres des Nations Unies ont déploré la perte de membres du personnel en uniforme et en civil au cours de ce désastre. Le Brésil, qui avait joué un important rôle dans la mission de maintien de la paix depuis sa création en 2004, a perdu 20 de ses ressortissants, chiffre supérieur à tout autre pays ayant envoyé des soldats ou des forces de police.

Malgré ces pertes considérables, les membres du maintien de la paix des Nations Unies savaient que leur travail vital en vue de rétablir la stabilité devenait encore plus urgent face au chaos ambiant. La mission a du s’adapter et se transformer. Les personnels de maintien de la paix se sont immédiatement attelés à la sombre tâche visant à retrouver les survivants et à recouvrer les dépouilles des victimes, tout en reconstruisant la mission et en planifiant et en mettant en œuvre une réponse stratégique au désastre.

Depuis le tremblement de terre, la MINUSTAH a continué à travailler d’arrache-pied pour contribuer à la stabilisation d’Haïti. Le professionnalisme, le dévouement et le courage dont ont fait preuve les « Casques bleus » en Haïti depuis lors ne sont que l’un des nombreux exemples du maintien de la paix des Nations Unies à l’œuvre pour aider les pays à surmonter les conflits et les tragédies. Le personnel de maintien de la paix en Haïti et leurs collègues œuvrant dans le monde entier personnifient l'une des plus importantes fonctions des Nations Unies : le maintien de la paix et de la sécurité internationales. Sur un plan plus humain, leur travail redonne espoir en un avenir meilleur et plus sûr aux personnes des pays déchirés par les conflits. À ce titre, ils méritent la reconnaissance dont ils font l’objet aujourd’hui, à l’occasion de la huitième Journée internationale des Casques bleus de l’ONU.