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Sur les ailes de cocottes en papier, le personnel de l’ONU vise à diffuser un message de paix

Le Secrétaire général présente au maire
d'Hiroshima 1.000 cocottes en papier
faites par le personnel de l'ONU
à New Yorket au Japon.

6 août 2010 - En 1955, Sadako Sasaki, douze ans, se lance, selon une coutume japonaise, dans la confection de mille cocottes en papier pour tenter de guérir sa leucémie. Ayant survécu au bombardement de Hiroshima une décennie auparavant, elle avait néanmoins contracté la « maladie de la bombe atomique ». Plus d'un demi-siècle plus tard, les membres du personnel des Nations Unies espèrent mettre à profit ce même esprit, afin de rappeler au monde les horreurs causées par des armes nucléaires.

Sadako trouve la mort le 25 octobre 1955, après avoir confectionné 644 cocottes en origami. Ses amis ont réalisé le reste et elle fut enterrée avec celles-ci à Hiroshima, où se dresse aujourd’hui le Monument de la paix des enfants qui lui est dédié ; des enfants des quatre coins du monde envoient désormais plus de 10 millions de cocottes chaque année.

Pour commémorer le 65e anniversaire du bombardement atomique de Hiroshima, des dizaines de travailleurs de l'ONU, au siège de l'organisation à New York et dans ses bureaux de Tokyo ont travaillé, ensemble pour plier mille cocottes en origami. Ces cocottes ont ensuite été montées en une guirlande que le Secrétaire général, Ban Ki-moon, a remise, aujourd'hui, au maire de Hiroshima à l’occasion de la cérémonie du Mémorial de la paix. Il s’agit là de la toute première visite d’un Secrétaire général à cette cérémonie annuelle.

« Nous espérons que sa présence [à la cérémonie] en sa qualité de premier Secrétaire général des Nations Unies à le faire... permettra de donner de l’élan au mouvement international en faveur de l'abolition des armes nucléaires ... et entraînera une consolidation de la volonté politique des gouvernements nationaux qui oeuvrent pour un monde sans armes nucléaires », a déclaré Kazuaki Oku, fonctionnaire de la ville de Hiroshima, qui dirige les activités commémoratives de la bombe atomique, au Centre d’actualités de l’ONU.

Il a félicité le Secrétaire général d’avoir fait preuve « d’une ferme volonté envers l'abolition des armes nucléaires en proposant un plan en cinq volets visant à [en] débarrasser le monde. »
Les cocottes en papier de l'ONU sont très importantes, a affirmé M. Oku. « Nous sommes convaincus que les cocottes en papier pourraient contribuer à forger l'élan pour la paix mondiale et à renforcer l'opinion publique en quête d'un monde sans armes nucléaires, en faisant part de cet épisode au monde entier. »
Dans de nombreuses régions d’Asie, on considère que les cocottes, qui symbolisent la longévité, sont des créatures mystiques. Au Japon, il est dit que la confection de 1 000 cocottes en papier accorde à son créateur un souhait, et il est fréquent d’envoyer des cocottes à ceux qui sont frappés de maladie ou de mauvaise fortune dans l'espoir d’une amélioration. Grâce à l'histoire de Sadako, le pliage de cocottes est également devenu un symbole de paix dans le monde.

M. Kiyo Akasaka, ressortissant japonais et sous-secrétaire général à la communication et à l'information du public, a été le fer de lance du projet des cocottes de l’ONU. M. Akasaka a déclaré : « Ce sera un cadeau commémoratif très spécial à remettre au Secrétaire général lors de sa visite à Hiroshima, pour symboliser la forte volonté du personnel des Nations Unies pour la paix dans un monde sans armes nucléaires. »

Les membres du personnel des Nations Unies ont confectionné des cocottes pendant leur temps libre, à raison de deux ou trois par personne. « Le message que nous nous efforçons d'envoyer au peuple japonais, c'est que nous voulons la paix. Paix et stabilité, telle est la mission de l'ONU, et nous voulons éviter que certains Évènements comme [le bombardement atomique de Hiroshima et de Nagasaki] ne se produisent, où que ce soit, à l'avenir », a déclaré Natalia Samoilova, membre du personnel, qui a travaillé sur ce projet à New York.
Les cocottes ont également contribué à combler le fossé entre l'ONU et les citoyens japonais, rapporte Shinichi Kushima, autre membre du personnel des Nations Unies ayant participé au projet à New York. « Pour moi, en tant que Japonais, il est bon de voir que l'ONU se soucie de notre sort, » a-t-il dit.
En outre, le projet a fait naître des émotions à grande échelle chez les membres du personnel des Nations Unies qui ont contribué à plier ces cocottes en papier.

Outre « l’honneur d’avoir été invitée à participer », Mme Samoilova a déclaré : « C’était très amusant. Je n'avais jamais fait d’origami auparavant. J'admire les gens qui sont doués pour l’origami et savent au moins [apprendre à] plier une cocotte - surtout si celle-ci est appelée à faire partie de cette grande guirlande – cela m’a vraiment fait plaisir. »

Edita Zulic, autre membre du personnel qui a plié des cocottes, a déclaré : « Il est intéressant de voir comment cela m’a fait envisager ce que nous pouvons faire dans notre vie quotidienne pour envoyer ces messages de paix, pour diffuser une énergie positive. Le pliage d’une seule cocotte, c’est une très, très petite entreprise, mais, une fois tous ensembles, on réalise que l’on a fait 500 ou 1 000 cocottes. Cela symbolise qu'une seule personne peut vraiment apporter du changement. »

Un groupe de jeunes illumine le site de Bouddha pour envoyer un message de paix à travers l’Afghanistan

Afghanistan

« Nous voulons la paix » scandaient des étudiants afghans regroupés près de la sculpture d’une colombe blanche dans le parc de la Paix de Bâmiyân, dans la province centrale de l’Afghanistan, dans un téléphone les reliant à des groupes de jeunes dans d’autres parties du pays.

« La paix, c’est l’amitié et l’amour, et c’est ainsi que menons notre campagne pour la paix – en nous faisant plus d’amis et plus de bénévoles », dit Zikrullah, un étudiant de 15 ans en deuxième année de collège et membre des « Bamyan Peace Volunteers » (Bénévoles de la Paix de Bâmiyân), un groupe d’étudiants qui mènent une campagne pour la paix en Afghanistan.

Zikrullah a abandonné l’école, pour des raisons économiques, il y a quelques années, mais il s’est engagé l’an dernier à continuer ses études. Maintenant, il va au collège le matin et il aide son père à tenir un magasin dans la ville de Bâmiyân l’après-midi. Pendant son temps libre, il est bénévole avec le groupe de paix qui a aidé à construire le parc où le groupe se trouve réuni maintenant.

« Nous avons travaillé pendant près de deux ans pour construire cette aire de récréation près de notre école; maintenant nos copains d’école peuvent venir ici pour étudier et pour jouer, » dit Zikrullah qui, avec ses amis, a persuadé des centaines de copains d’école de se porter volontaires pour construire le parc afin de marquer la Journée internationale de la paix.

De plus, le groupe a pris part à un événement de trekking pour la paix organisé par le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE).

Plus récemment, le groupe a illuminé le site des fameux Bouddhas de Bâmiyân avec le mot «Sulh », qui signifie paix en Dari, pour envoyer un message de paix au monde à l’occasion de la Conférence de Kaboul le 20 juillet.

« Le message que nous voulons envoyer à nos concitoyens et concitoyennes afghans, et au monde, c’est que le combat ne peut pas apporter la paix. Comme on dit en Afghanistan: le sang ne peut pas laver le sang » dit Mohammad Jan, un étudiant de onzième année avec les Bénévoles.

Zikrullah et ses amis ont visité d’autres groupes de jeunes dans la province pour les persuader de se porter volontaires pour le changement.

« Je suis content des résultats; nous nous faisons de nombreux amis de la paix », dit-il.

Pour eux, forger des relations avec les groupes de jeunes dans d’autres provinces du pays est une priorité.

Il y a quelques mois, ils ont envoyé des housses pour téléphones portables faits main à un groupe de jeunes dans la province de Kandahar, comme souvenirs de paix afin de forger une amitié plus profonde avec les jeunes dans des endroits difficiles du pays.

« Nous contactons régulièrement nos amis dans les provinces de Kandahar, de Kaboul et de Dai Kundi pour discuter des problèmes et des questions, et pour organiser des programmes conjoints avec eux », dit Jan.

Cette année, le groupe a l’intention de développer ses activités de la Journée de la Paix pour inclure ses groupes de bénévoles partenaires aux États-Unis, en Iraq, en Palestine et à Singapour.

Les membres du groupe croient que leur travail est crucial pour leur pays.

« Je travaille pour la paix parce que je sais que c’est ce dont notre pays a le plus besoin», dit Jan.

Plus loin, le groupe était en train de conclure la réunion téléphonique en chantant à nouveau son slogan : « Pourquoi pas l’amour? Pourquoi pas la paix? »

Par Jaffar Rahim, MANUA

Un cycliste mondial afghan se prépare pour le prochain tour

Le 9 juin 2010, l’as du cyclisme Nadir Shah – qui a fait le tour de 14 pays à vélo en 2002-2003 avec un message de paix – se prépare à entreprendre un nouveau tour du monde.

Son fils âgé de 13 ans, Feroz Khan, le rejoindra et le tour sera filmé par une équipe de tournage afghane. Shah, 43 ans et père de sept enfants (trois garçons et quatre filles), qui vient du district de Surkhod dans la partie est du pays près de Jalalabad, a dit à la Mission d'assistance des Nations Unies en Afghanistan (MANUA) : « Je veux montrer au monde, une fois de plus, notre souhait et notre désir de paix. »

Le dentiste-devenu cycliste a dit que cette fois-ci, il avait l’intention de faire le tour de 20 pays.

Le tour est soutenu par le Gouvernement de l’Afghanistan et par Abdul Satar Khawasi, Secrétaire de la Wolesi Jirga (Chambre du peuple). Le Département du film du Ministère de la culture et de l’information afghan a assigné le cameraman Jawanshir Haidari pour filmer le tour.

En 2003, le tour de Shan l’a conduit à travers le Moyen-Orient, l’Europe et les États-Unis en 371 jours. En décembre dernier, le Président Hamid Karzai lui a demandé de faire le don de son vélo au Musée de Kaboul, où il est maintenant exposé, mettant l’accent sur ses efforts à promouvoir la paix en Afghanistan.

Nadir Shah a dit à la MANUA qu’il s’inquiétait beaucoup de la recrudescence de la violence. « Cela me peine énormément. Je veux demander fermement à tous les pays d’apporter la paix ici. Pour commencer, les afghans eux-mêmes devraient travailler pour la paix. Puis la communauté internationale, tout particulièrement les Nations Unies devraient nous aider », a-t-il dit.

En ce qui concerne son tour précédent, il y a une chose que Nadir a aimée, c’est qu’il a remarqué que tous les pays en Europe par lesquels il passait, vivaient comme une famille même si l’Europe était en guerre il y a 60 ans.

« Quand je suis entré aux Pays-Bas à partir de l’Allemagne, j’ai pensé avoir perdu mon chemin et j’ai demandé à des gens de la région quel était le chemin qui me mènerait aux Pays-Bas. Ils ont dit que j’étais déjà à 20 kilomètres à l’intérieur des Pays-Bas. Il n’y avait pas de différence. Je veux voir mon pays comme ça. »

Par Tilak Pokharel et Shafiqullah Waak, MANUA

Un chanteur afghan renommé utilise la voix pour l’harmonie nationale

Le 19 juillet 2010, le chanteur afghan, Farhad Darya divertit des fans de tous âges à un concert pour la paix la veille de la Conférence de Kaboul. L’artiste, né à Kaboul, a dit qu’il voulait rappeler aux dirigeants afghans et à la communauté internationale de penser au peuple de l’Afghanistan demain et de prendre leurs décisions.

Darya a dit que la musique était une inspiration constante pour les afghans et qu’elle leur permet de communiquer à travers les frontières ethniques et tribales. Darya a écrit et chanté dans la plupart des nombreuses langues de l’Afghanistan, y compris le Farsi-Dari, le Pashto, l’Uzbek, le Hazâragi et l’Urdu, parmi tant d’autres. Il est ambassadeur de bonne volonté pour le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD).

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