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Journée mondiale des parents
1er juin

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Le rôle des parents

Les parents ont pour responsabilité première l'éducation et la protection de leurs enfants. Ils doivent veiller à l'épanouissement personnel de ces derniers en instaurant un climat familial de bonheur, d'amour et de compréhension mutuelle au sein de la famille.

L'Assemblée générale, en proclamant cette Journée, invite les États Membres à rendre hommage aux mères et aux pères du monde entier, reconnaissant ainsi leur rôle prépondérant dans l'éducation et l'épanouissement de leurs enfants. Les parents de toutes religions, cultures et nationalités à travers le monde sont les premiers à soigner et à éduquer leurs enfants, afin qu'ils puissent mener une vie heureuse et productive. Les parents sont les piliers de la structure familiale, des communautés et de la société.

Les droits des parents et des enfants

Les principes énoncés dans le cadre international des droits de l'homme s'appliquent aussi bien aux enfants qu'aux adultes. Les enfants sont mentionnés explicitement dans la plupart des textes relatifs aux droits de l'homme. Les normes sont spécifiquement modifiées ou adaptées aux besoins et aux préoccupations des droits distincts des enfants. La Convention relative aux droits de l'enfant rassemble les droits des enfants énoncés dans d'autres instruments internationaux. Cette Convention énonce les droits et fournit un ensemble de principes qui façonne fondamentalement la manière dont nous voyons les enfants.

Les pères

Dans de nombreuses sociétés, le père est traditionnellement chargé d’assurer la moralité, la discipline et le soutien économique de la famille. Dans bien des pays, l’accent est actuellement davantage mis sur le rôle du père en tant que coparent, pleinement impliqué dans les aspects affectifs et concrets de la responsabilité quotidienne d’élever les enfants. Des recherches récentes ont insisté sur l’impact favorable du rôle actif du père dans le développement des enfants.

Des problèmes continuent néanmoins de se poser à l’égard des pères : un trop grand nombre d’hommes éprouvent de la difficulté à assumer les responsabilités de la paternité. Ce qui nuit souvent à la famille et, inévitablement, à l’ensemble de la société. Certains pères se livrent à des violences domestiques, voire sexuelles, qui ont un effet dévastateur sur la famille et laissent de profondes séquelles physiques et psychiques chez les enfants. D’autres abandonnent purement et simplement leur famille et cessent tout soutien. Des études sont en cours sur les conséquences de la présence ou de l’absence du père et comment cela touche les enfants dans des domaines tels que la réussite scolaire et la criminalité.

Au niveau international, les migrations entraînent souvent la séparation des familles. Les pères de famille risquent de rencontrer dans le pays de destination un concept tout à fait différent de la paternité par rapport à ce qu’ils connaissent chez eux – au point même d’être rejetés par leurs enfants qui grandissent dans une société nouvelle. Par ailleurs, la crise du VIH/sida pose un problème mondial qui démontre que la responsabilité sexuelle des pères et de tous les hommes a une importance critique.

Il est donc profondément nécessaire, à l’échelle universelle, que le père joue un rôle positif dans la famille. Alors que nous comprenons mieux ce qu’implique la paternité, les hommes sont mieux à même de redéfinir les responsabilités d’un père et de participer davantage au progrès de la communauté.

Les mères

Les mères jouent un rôle essentiel dans la famille, qui est un puissant facteur de cohésion et d’intégration sociales. Les liens qui les unissent à leurs enfants sont indispensables au développement harmonieux de ces derniers. Mais elles ne se bornent pas à prodiguer des soins; elles subviennent aussi aux besoins de leur famille.

Dans les pays en développement, la naissance d’un enfant, qui devrait être une cause de réjouissances, est trop souvent synonyme de graves dangers pour la santé des femmes. L’amélioration de la santé maternelle est l’objectif du Millénaire pour le développement dont la réalisation a le moins progressé. Les femmes des pays les moins avancés risquent 300 fois plus que celles des pays développés de mourir en couches ou des suites de complications liées à la grossesse.

La violence à l’égard des femmes, dont beaucoup sont des mères, reste à notre époque l’une des formes de violation des droits fondamentaux les plus répandues. Elle a de lourdes conséquences – mettant en danger la vie des femmes et des filles, portant préjudice à leur famille et à leur collectivité et endommageant le tissu même des sociétés dans lesquelles elles vivent. L’élimination et la prévention de ce fléau devraient être une priorité absolue pour tous les pays.

L’éducation des femmes et des filles profitent non seulement aux familles mais à un pays tout entier, dans la mesure où elle libère le potentiel dont disposent les femmes pour contribuer à l’action du développement. Les statistiques révèlent, par ailleurs, que des mères instruites sont davantage susceptibles d’assurer la scolarisation de leurs enfants, les avantages de l’éducation transcendant ainsi les générations.

En même temps que nous nous employons à soutenir les mères dans leur rôle de dispensatrices de soins, nous devons renforcer et étendre les politiques et les services favorables à la famille, tels que les garderies d’enfants, qui allègent la charge de travail des femmes. Les femmes et les hommes ont besoin d’un soutien accru de la société pour partager à égalité les tâches et les responsabilités familiales.

Les familles qui ont intégré le principe de l’égalité entre femmes et hommes contribueront à l’instauration de sociétés plus stables et plus productives!