ONU Bienvenue aux Nations Unies. C'est votre monde.
 

Journée internationale de la non-violence
2 octobre

Message du Secrétaire général

2 octobre 2009

Le Mahatma Gandhi, dont le legs est célébré par cette commémoration annuelle, a fait observer un jour que « pour que la non-violence ait quelque valeur, il faut qu’elle s’oppose à des forces hostiles ». Dans le monde d’aujourd’hui, nous sommes confrontés à de nombreuses forces hostiles, de multiples crises persistantes qui exigent une réponse tant des dirigeants que des masses.

Gandhi avait compris qu’une idée puissante pouvait changer le monde. Il savait que des êtres humains, œuvrant seuls ou en groupe, pouvaient réaliser ce que d’aucuns pouvaient rejeter comme des rêves impossibles.

S’inspirant de la vie de Gandhi, l’ONU travaille aujourd’hui à mettre un terme à la violence.

Ainsi, nous nous efforçons de libérer le monde des armes de destruction massive. Notre récente campagne ADM – Agissons et désarmons maintenant – a visé à sensibiliser au coût très élevé des armes de destruction massive. De récentes initiatives et réunions, dont le sommet que le Conseil de sécurité a tenu la semaine dernière sur le désarmement nucléaire et la non-prolifération, ont accru les chances de réduire les arsenaux mondiaux. Nous devons maintenir cette dynamique en vue d’atteindre nos objectifs lors de la prochaine conférence d’examen du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires qui doit se tenir l’an prochain, et au-delà.

L’appel à la non-violence n’est pas pertinent seulement dans le domaine de l’utilisation d’armes létales. L’ONU et ses partenaires à la base font campagne depuis longtemps en vue de mettre un terme à l’agression de l’homme contre notre planète. Les émissions de gaz à effet de serre s’inscrivent dans cette tendance, et elles menacent à présent d’induire des changements climatiques catastrophiques. J’invite instamment les militants partout dans le monde à faire pression sur les dirigeants mondiaux pour qu’ils parviennent à un accord lors de la Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques qui se tiendra à Copenhague en décembre.

L’effroyable violence dont les femmes et les filles sont victimes dans le monde entier doit aussi être au centre de nos préoccupations. On estime que 150 millions de femmes et de filles en sont victimes chaque année. Les viols sont de plus en plus courants comme arme de guerre. Les victimes de la contrainte sexuelle sont plus que d’autres atteintes de maladies sexuellement transmissibles, dont le VIH/sida. J’exhorte tous les partenaires à se joindre à ma campagne intitulée « Tous unis pour mettre fin à la violence à l’égard des femmes », qui vise à sensibiliser l’opinion et à mobiliser des fonds pour lutter contre ce problème partout dans le monde, aucun pays n’étant à l’abri de celui-ci.

En cette Journée internationale de la non-violence, célébrons – et incarnons – le legs du Mahatma Gandhi en répondant à son appel à la non-violence. Mettons fin à la violence dans toutes ses manifestations et renforçons notre action concertée en faveur d’un monde plus sûr, plus vert et plus pacifique.