Message du Secrétaire général de l'ONU
22 avril 2012
La célébration annuelle de la Journée internationale de la Terre nourricière rend hommage à notre planète unique et à la place qu’y ont les êtres humains qui l’habitent. Elle se veut aussi un appel à l’action contre l’indifférence de l’homme envers les ressources et les écosystèmes de la nature qui sont indispensables à la vie.
Dans moins de deux mois, le monde se réunira à Rio de Janeiro à l’occasion de la Conférence des Nations Unies sur le développement durable. Le premier Sommet « Planète Terre », en 1992, nous a donné d’importantes conventions juridiquement contraignantes, l’ambitieux projet d’Action 21 et le concept révolutionnaire de développement durable. Rio +20 nous offre à point nommé une chance similaire de changer de cap – de choisir enfin un nouveau paradigme et de nous engager de nouveau à passer à l’action.
Au cours des 20 prochaines années, le monde aura besoin d’au moins 50 % de nourriture supplémentaires … 45 % d’énergie supplémentaires … 30 % d’eau supplémentaires … et de plusieurs millions de nouveaux emplois supplémentaires. Le défi que nous devons relever à la Conférence Rio +20 et au-delà consiste à adopter une approche globale et intégrée de ces problèmes connexes, en nous attaquant aux liens qu’ils ont entre eux de manière à ce que la solution de l’un permette de progresser vers la solution de tous.
Nous aurons à faire des choix difficiles mais nécessaires. Il faut que le résultat soit à la fois pratique et porteur de changement. Nous devons faire de Rio +20 un moyen de mieux promouvoir le respect de la nature et de mettre en valeur un environnement – naturel et social – dans lequel tous les enfants se sentent en sécurité et où chacun puisse prospérer. La Terre nourricière nous appartient à tous; Rio +20 est pour notre génération une occasion unique : nous devons tous la saisir.
