Année internationale des petits États insulaires en développement
2014

Les petits États insulaires en développement et l'ONU

Ban Ki-Moon plante des bulbes

Le Secrétaire général Ban Ki-moon participe à un programme de régénération des mangroves à Kiribati. Les mangroves aident à la protection contre la montée du niveau de la mer due aux changements climatiques. Photo ONU/Eskinder Debebe

Les petits États insulaires en développement : quels sont-ils?

En Afrique, dans l’océan Indien, en Méditerranée et dans la mer de Chine méridionale

  • Comores
  • Guinée Bissau
  • Maldives
  • Maurice
  • République de Cabo Verde
    (anciennement Cap-Vert)
  • São Tomé-et-Principe
  • Seychelles
  • Singapour

Dans les Caraïbes

  • Antigua-et-Barbuda
  • Bahamas
  • Barbade
  • Belize
  • Cuba
  • Dominique
  • Grenade
  • Guyana
  • Haïti
  • Jamaïque
  • République dominicaine
  • Sainte-Lucie
  • Saint-Kitts-et-Nevis
  • Saint-Vincent-et-les Grenadines
  • Suriname
  • Trinité-et-Tobago

Dans le Pacifique

  • Fidji
  • Îles Cook
  • Îles Marshall
  • Îles Salomon
  • Kiribati
  • Micronésie (États fédérés de)
  • Nauru
  • Niue
  • Palaos
  • Papouasie-Nouvelle-Guinée
  • Samoa
  • Timor-Leste
  • Tonga
  • Tuvalu
  • Vanuatu

Historique

Juin 1992

  Pour la première fois, les petits États insulaires en développement sont reconnus comme un groupe en soi de pays en développement, dans le cadre de la Conférence des Nations Unies sur l’environnement et le développement, à Rio de Janeiro. Cent soixante-dix-neuf pays adoptent alors « Action 21 » (ou “Agenda 21”), plan d’action pour le développement durable, qui reconnaît que « les petits États insulaires en développement sont un cas particulier à la fois en  matière d’environnement et de développement [et] sont considérés comme extrêmement vulnérables aux effets du réchauffement planétaire. La Conférence de Rio devait également souligner la nécessité d’une autre conférence, spécifiquement consacrée aux États insulaires.

Avril 1994

La Conférence mondiale des Nations Unies sur le développement durable des petits États insulaires adopte le Programme d’action de la Barbade (“Barbados Programme of Action” – BPoA). Ce programme prévoit des actions et mesures très précises aux niveaux national, régional et international, au service des petits États insulaires en développement.

Septembre 1999

L’Assemblée générale tient une session extraordinaire afin d’évaluer les progrès réalisés en cinq ans en matière d’application du BPoA (BPoA +5). L’Assemblée reconnaît que ces progrès n’ont pas été égaux dans tous les domaines, et identifie six domaines prioritaires – dont la mondialisation croissante, les inégalités qui s’accentuent en matière de revenus et la dégradation constante de l’environnement mondial. Une nouvelle résolution (S-22/2) promettait de nouvelles actions et mesures.

Septembre 2002

Au Sommet mondial sur le développement durable, les pays soulignent de nouveau le “cas particulier” des petits États insulaires en développement, et établit le “Plan d’action de Johannesburg” autour de grandes priorités. Ce sommet recommande également la tenue d’une Réunion internationale afin d’examiner l’application du Programme d’action de la Barbade (BPoA) et de réaffirmer l’engagement politique de tous les pays vis-à-vis des petits États insulaires en développement.

Janvier 2005

La communauté internationale se réunit à Port-Louis, à Maurice, pour débattre de la mise en oeuvre du BPoA. Les participants adoptent à l’unanimité la Stratégie de Maurice pour la poursuite de la mise en œuvre du Programme d’action, ainsi que la Déclaration de Maurice.

La Stratégie de Maurice prévoit des actions dans 19 domaines prioritaires, pour aider les petits États insulaires en développement à atteindre les buts et objectifs adoptés au niveau international, tels que les objectifs du Millénaire pour le développement.

La Déclaration de Maurice reconnaît qu’il faut accorder une attention particulière au renforcement de la capacité de résilience des petits États insulaires en développement – notamment par le transfert et la mise en place de technologies, le renforcement des capacités en général et le développement des ressources humaines.

Septembre 2010

L’Assemblée générale entreprend un examen, échelonné sur cinq ans, de la Stratégie de Maurice pour la poursuite de la mise en oeuvre du Programme d’action de la Barbade, conformément à ses résolutions 63/213 et 64/199.

Décembre 2012

L’Assemblée générale décide que 2014 sera l’« Année internationale des petits États insulaires en développement ».

Septembre 2014

La troisième Conférence internationale sur les petits États insulaires en développement EN s'est tenu à Apia, aux Samoa, et se concentrera sur la question des partenariats.