La traite d’êtres humains est l’exploitation criminelle de femmes, d’hommes et d’enfants à des fins diverses, dont le travail forcé et l’exploitation sexuelle. L’Organisation internationale du travail (OIT) estime qu’environ 21 millions d’individus sont victimes de travail forcé à travers le monde. Cela inclut également les personnes exploitées au travail ou sexuellement. Même si le nombre exact de victimes de la traite n’est pas connu, on estime actuellement à plusieurs millions le nombre d’individus vendus à des fins lucratives dans le monde. Tous les États sont affectés par la traite des êtres humains, que ce soit un pays d’origine, de transit ou de destination des victimes.

Les enfants représentent un tiers des victimes du trafic d'êtres humains dans le monde, selon le rapport Document PDF en anglais de l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC). Selon ce document, les femmes et les filles représentent 79 % du trafic mondial.

En 2010, l’Assemblée générale des Nations Unies a adopté le Plan d’action mondial pour la lutte contre la traite des personnes, exhortant les gouvernements à prendre des mesures concertées et concrètes pour contrer ce fléau. Le Plan appelle à intégrer la lutte contre la traite des personnes aux programmes élargis de l’ONU afin d’accélérer le développement et renforcer la sécurité mondiale. Une des dispositions décisives du Plan est l’établissement d’un Fonds de contributions volontaires de l’ONU pour les victimes de la traite des êtres humains Disponible en anglais, en particulier les femmes et les enfants.

Ce Fonds facilite l’assistance et la protection des victimes de la traite sur le terrain, notamment par le biais de subventions accordées à des ONG spécialisées. Dans les années à venir, l'objectif du Fonds sera notamment de donner la priorité aux victimes qui proviennent d'un environnement où sévit un conflit armé, ainsi que d’identifier les victimes de la traite parmi les flux de réfugiés et de migrants. Le Fonds concentrera également son assistance auprès des victimes de la traite à des fins d'exploitation sexuelle, de trafic des organes, de mendicité ou de criminalité forcée, ou à toute nouvelle forme d'exploitation (comme, par exemple, la pornographie en ligne ou le prélèvement de tissus).

En 2013, l’Assemblée générale a tenu une réunion de haut niveau pour évaluer le Plan d’action mondial. Les États Membres ont également adopté la résolution 68/192 et proclamé le 30 juillet Journée mondiale de la dignité des victimes de la traite des êtres humains. La résolution déclare qu’une telle Journée est indispensable pour « faire connaître la situation des victimes de la traite humaine et promouvoir et protéger leurs droits ».

En septembre 2015, les pays du monde entier ont adopté le Programme de développement durable à l'horizon 2030 qui vise notamment à supprimer le travail forcé et à mettre fin à l'esclavage morderne et à la traite d'êtres humains. Les objectifs de développement durable ont également pour cible l'interdiction et l'élimination du travail des enfants sous toutes ses formes.

Une année plus tard, en septembre 2016, lors du Sommet des Nations Unies pour les réfugiés et les migrants, les États Membres sont parvenus à un consensus pour aboutir à un document fort, la Déclaration de New York Documento PDF. Parmi les 19 engagements adoptés, 3 concernent l'action concrète à l'encontre de la traite d'êtres humains et du trafic de migrants.

Agir pour protéger et aider les victimes de la traite

Cette année, à l'occasion de cette Journée internationale, l'Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC) mettra l'accent sur les actions qui peuvent être entreprises en vue d'aider et de protéger les victimes de la traite. Ce thème est également lié à l'une des questions les plus urgentes de notre époque, à savoir les larges mouvements de réfugiés et de migrants. Il met en évidence les conséquences multiples que font peser les conflits et les catastrophes naturelles sur les risques de trafic d'êtres humains. Enfin, cette Journée mettra également en exergue le fait que de nombreuses victimes ne sont pas identifiées en tant que telles et, dès lors, n'ont pas accès à une aide ou à une protection.

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