Journée mondiale
de l'aide humanitaire19 août 2009

Fournir l’aide, malgré le risque

Ils, ce sont les milliers de travailleurs qui apportent une aide humanitaire aux populations partout dans le monde, et qui sont souvent les cibles directes de ceux qui n’ont aucun respect pour la nature humanitaire de leur travail.

Au cours de la dernière décennie, plus de 700 travailleurs humanitaires ont fait l’ultime sacrifice de leur vie, alors qu’ils s’efforçaient d’aider les personnes les plus démunies dans des lieux comptant parmi les plus hostiles de la planète. Des milliers d’autres ont subi des bombardements, enlèvements, attaques, détournements, vols et viols.

Le 19 août 2003, un camion chargé d’une tonne d’explosifs fonçait intentionnellement sur le bâtiment du Bureau des Nations Unies en Irak, tuant 22 personnes. Parmi elles figurait Sergio Vieira de Mello, alors Haut-commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, un humanitaire de longue date se mettant sans relâche au service de tous ceux touchés par les catastrophes et les conflits. Rendant hommage à Sergio, l’ancien Secrétaire général des Nations Unies, Kofi Annan, déclarait : «  Il n’a jamais hésité à affronter les difficultés, y compris les missions dangereuses. Les victimes de conflit et de catastrophes à travers le monde avaient fini par le connaître comme quelqu’un qui comprenait leur détresse et savait comment obtenir des résultats, en dépit d’énormes obstacles  ».

L’Assemblée générale des Nations Unies a choisi de dédier cette journée, le 19 août, en l’honneur de tous les humanitaires.

Les humanitaires ne méritent pas seulement nos louanges pour leur courage désintéressé face aux défis d’un monde imparfait qu’ils s’emploient à rendre meilleur. Ils méritent aussi notre engagement sans faille à contribuer à assurer leur sécurité dans l’exercice de leurs fonctions.

Faits et statistiques humanitaires

La faim :

Selon la FAO, la faim dans le monde devrait atteindre un niveau historique en 2009, avec un peu plus d’un milliard de personnes affamées chaque jour. L’augmentation récente de ce phénomène n’est pas seulement la conséquence de mauvaises récoltes à l ’échelle mondiale, mais plutôt la combinaison de facteurs sous-jacents, y compris tout récemment la crise économique mondiale, qui a réduit de manière significative l’accès des plus pauvres à la nourriture. La quasi totalité des personnes malnutries dans le monde vit dans les pays en développement. En Asie et dans le Pacifique, 642 millions de personnes souffrent de la faim de manière chronique, selon les estimations (l’équivalent d’environ la moitié de la population en Chine). En Afrique subsaharienne, 265 millions de personnes sont dans cette situation (plus que la population d’Indonésie, qui est le quatrième pays le plus peuplé de la planète) ; en Amérique latine et dans les Caraïbes, 53 millions ; Au Proche-Orient et en Afrique du Nord, 42 millions. A titre de comparaison, le nombre de personnes ayant faim dans les pays développés est de 15 millions au total.

Personnes réfugiées et déplacées :

Des dizaines de millions de personnes dans le monde ont été déplacées de force, à la fois dans leur propre pays ou au-delà de leurs frontières nationales. Il y a 15,2 millions de réfugiés, des personnes qui ont été obligées de fuir leur propre pays en raison de la violence ou de la guerre. Au moins 26 millions de personnes ont été déplacées à l’intérieur de leurs frontières, à cause de conflits ou d’ autres formes de violence. Des millions d’autres sont déplacées de force chaque année par des catastrophes naturelles ou autres causes. Ce chiffre devrait augmenter encore davantage dans les années à venir, en partie en raison du changement climatique. Souvent, les personnes les plus vulnérables d’une crise humanitaire, celles qui sont déplacées de force de leurs maisons, sont alors exposées à un risque accru de violence, de discrimination et de dénuement.

Enfants :

En 2008, plus de neuf millions d’enfants sont morts avant d’avoir atteint leur cinquième anniversaire. La majorité de ces enfants vivait dans des pays en développement et sont morts d’une maladie, ou d’une combinaison de maladies, qui aurait pu être aisément évitée ou soignée – antibiotiques pour la pneumonie, ou simple mélange d’eau, de sucre et de sel pour la diarrhée. La malnutrition contribue toujours à plus d’un tiers de ces décès. Près de la moitié des personnes qui préoccupent le Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés (UNHCR) sont des enfants. Le déplacement forcé exacerbe l’exposition des enfants à la violence, l’exploitation, l’abus ou la négligence. Sur l’ensemble des personnes déplacées, les enfants sont particulièrement à risque et nécessitent une attention particulière en raison de leur dépendance aux adultes pour survivre, leur vulnérabilité accrue aux traumatismes physiques et psychologiques et leurs besoins en termes de développement auxquels il faut répondre pour assurer une croissance et un développement normaux. Bien que les enfants bénéficient de droits étendus au regard de la législation internationale, dans la plupart des cas, les enfants réfugiés, déplacés ou apatrides sont privés de leurs droits les plus fondamentaux, comme le droit de ne pas faire l’objet de discrimination, le droit à la santé et à l’éducation. Ceci est particulièrement vrai lorsque les enfants réfugiés n’ont pas accès à des systèmes de protection de l’enfant dans le pays d’accueil.

Même si tous ces enfants ont des besoins communs, certains groupes peuvent être confrontés à des risques accrus en termes de protection. Cela inclut les enfants non accompagnés ou séparés ; les adolescents, en particulier les mères adolescentes et leurs enfants ; les victimes de trafic et d’abus sexuel ; les enfants ayant survécu à des violences, en particulier la violence sexuelle et celle basée sur le genre ; les enfants mariés avant l’âge défini par les lois nationales, ou de force ; les enfants qui sont, ou ont été, associés à des groupes armés ; les enfants en détention ; ceux qui sont confrontés à la discrimination sociale ; les enfants souffrant de handicaps physiques ou mentaux ; les enfants infectés ou affectés par le VIH/SIDA, ainsi que les enfants déscolarisés.

Eau et accès à l’hygiène :

Chaque année, 1,8 million de personnes meurent de maladies diarrhéiques. Fournir de l’eau, ainsi que des articles et services d’hygiène aux victimes de catastrophes et de conflits figure en tête des priorités des travailleurs humanitaires. Quelque 90 pour cent des décès d’enfants âgés de moins de cinq ans surviennent dans les pays en développement. Améliorer les systèmes d’approvisionnement en eau peut réduire les maladies liées aux diarrhées de 21 pour cent, et une meilleure hygiène peut réduire le nombre de cas de diarrhées de 38 pour cent. Le simple fait de se laver les mains peut réduire le nombre de cas de diarrhées jusqu’à 35 pour cent tandis que l’amélioration de la qualité de l’eau potable, par exemple en désinfectant les points d’eau, réduit le nombre de cas de diarrhée de 45 pour cent.

La violence basée sur le genre :

Les femmes et les filles sont les victimes de la violence basée sur le genre, y compris la violence sexuelle. En de nombreux lieux, les hommes et les garçons sont eux aussi victimes de violence sexuelle, mais cela est souvent peu documenté. Beaucoup sont enlevées pour servir d’esclaves sexuelles ; des femmes enceintes sont physiquement agressées ; et de nombreuses femmes et filles ont été infectées par le VIH/SIDA. Des violences sexuelles contre les femmes et les filles pendant ou après des conflits armés ont été rapportées dans toutes les zones de guerre. Les victimes souffrent souvent de sérieuses séquelles en termes de santé, elles risquent d’être stigmatisées et d´être politiquement et économiquement exclues. Parmi les principales zones d’instabilité actuelles, où la violence sexuelle a atteint des proportions épidémiques, figurent les provinces du Nord et du Sud-Kivu, dans l’est de la République démocratique du Congo. Là, des efforts substantiels ont été fournis pour répondre à la violence sexuelle, y compris en améliorant le recensement des cas. Cependant, il est difficile de maintenir à jour des données statistiques fiables sur ce problème en raison de la peur qu’ont les victimes d´être stigmatisées ou victimes de représailles. Les informations disponibles sur les cas rapportés de violences sexuelles indiquent que leurs auteurs dans les Kivus sont, en grande partie, membres de l’armée nationale, de groupes rebelles et d’autres parties au conflit dans les Kivus. Les victimes sont en majorité des filles.

Les pays sources d’inquiétude en 2009

Pakistan :

Lorsque les combats se sont intensifiés dans le nord-ouest du Pakistan en mai cette année, plus de deux millions de civils ont été forcés de fuir leurs foyers. Dans les zones où ils sont venus se réfugier, des organisations humanitaires fournissent des services vitaux, notamment une aide alimentaire, des soins médicaux et des abris. Les travailleurs humanitaires continuent de fournir une aide au péril de leur vie. Quatre employés des Nations Unies ont été tués cette année. Trois d’entre eux étaient employés de UNHCR. Le 2 février, Syed Hashim, un employé de longue date de UNHCR, a été tué par balles lors de l’enlèvement de John Solecki, chef du bureau de UNHCR à Quetta, qui a ensuite été relâché. Le 9 juin, Aleksandar Vorkapic, un membre du personnel de UNHCR, et Perseveranda So, une employée de UNICEF, ont trouvé la mort lors de l’attentat contre l’hôtel Pearl Continental, à Peshawar. Le 16 juillet, Zill-e-Usman, employé de UNHCR et Président du Conseil du personnel de UNHCR au Pakistan, a été abattu alors qu’il était en service dans le camp de personnes déplacées de Katcha Gari.

Sri Lanka :

En début d’année, la fin de la guerre civile au Sri Lanka, qui a duré près de 26 ans, a donné lieu à une crise humanitaire pendant laquelle des centaines de milliers de personnes n’ont pas eu accès aux organisations humanitaires. Lorsque les civils blessés ou affaiblis par la guerre ont enfin pu quitter la zone de conflit en grand nombre, le gouvernement et les organisations humanitaires ont mis sur pied une vaste opération afin de répondre aux besoins essentiels de la population en fournissant des vivres, des soins médicaux et des abris. Malheureusement, ces populations restent confinées dans les camps de personnes déplacées et leur droit fondamental à la liberté de mouvement leur est toujours refusé. En 2006, 17 employés de l’organisation non-gouvernementale (ONG) Action Contre la Faim ont été tués au Sri Lanka lorsque leurs installations ont été attaquées par des hommes armés. Jusqu’à présent, l’enquête du gouvernement n’a pas permis de trouver les coupables.

La Corne de l’Afrique - Éthiopie, Érythrée, Kenya, Djibouti, Somalie et certaines régions de l’Ouganda :

Les organisations d’aide humanitaire estiment que 19,8 millions de personnes, dont quatre millions d’enfants de moins de cinq ans, ont besoin d’une aide d’urgence suite à des pluies insuffisantes. Les organisations humanitaires sont présentes dans tous ces pays et cherchent à enrayer la faim et les maladies liées à la malnutrition. En Somalie, les opérations humanitaires ont été entravées et, dans certaines régions, écourtées par la fréquence des incidents violents ciblant des travailleurs humanitaires, notamment des attaques suicides, des meurtres, des enlèvements, des actes de piraterie et le pillage des réserves en matériel et fournitures appartenant aux organisations humanitaires.

Afghanistan :

Les organisations humanitaires s’efforcent de poursuivre leurs opérations vitales en Afghanistan malgré les menaces considérables que cela implique pour leur sécurité et leur sûreté. Selon une évaluation des risques et de la vulnérabilité réalisée en 2007/2008, quelque 7,4 millions d’Afghans (31 pour cent de la population totale) ne peuvent satisfaire leurs besoins alimentaires essentiels. En Afghanistan, on estime à 235 000 le nombre de personnes déplacées. En outre, chaque année, environ 400 000 personnes sont gravement touchées par des catastrophes naturelles telles que les sécheresses, les inondations, les tremblements de terre et les phénomènes climatiques extrêmes. En 2008, 30 incidents/attaques visant des convois d’aide alimentaire du PAM ont été recensés, ce qui représente des pertes de 1 200 tonnes métriques de vivres, ou 700 000 dollars américains. Jusqu’à présent, cette année, le PAM a fait état de 17 incidents et de la perte de 42 tonnes métriques d’aide alimentaire. L’an dernier, des membres d’une équipe de vaccination de l’OMS ont perdu la vie lorsque leur convoi a été pris pour cible dans un attentat suicide.

Soudan :

L’une des plus vastes opérations humanitaires au monde est menée au Darfour, dans l’ouest du Soudan. Des organisations d’aide humanitaire y offrent des services d’urgence à quelque 4,7 millions de personnes, parmi elles 2,7 millions de personnes déplacées à cause du conflit dans la région. Malgré des obstacles politiques, géographiques et climatiques difficiles à surmonter et la menace constante d’enlèvements et d’attaques, les organisations d’aide humanitaire continuent de répondre aux besoins essentiels des populations déplacées. En 2008, il y a eu quelque 317 000 personnes nouvellement déplacées, souvent pour la deuxième ou la troisième fois depuis le commencement du conflit au début de 2003. Des violences ciblées à l’encontre des travailleurs humanitaires et de leurs biens se sont poursuivies à des niveaux alarmants, restreignant plus encore l’accès humanitaire.

Au cours du second trimestre 2009, la situation humanitaire au Sud-Soudan s’est brusquement détériorée suite aux affrontements intertribaux et aux violences liées aux activités de l’Armée de résistance du Seigneur (LRA). Des accrochages avec la LRA en République démocratique du Congo (RDC) ont entraîné l’afflux de nouveaux réfugiés dans les États de l’Equatoria central et occidental. Les épidémies et le défi que pose la réintégration difficile des personnes déplacées et des réfugiés qui retournent chez eux au Sud-Soudan constituent également des priorités humanitaires. Le Sud-Soudan présente toujours certains des pires indicateurs au monde en termes de santé maternelle et infantile. Un enfant sur sept meurt avant l’âge de cinq ans. Les causes de morbidité et de mortalité les plus fréquentes pourraient être évitées et traitées – le paludisme compte pour plus de 40 pour cent des visites médicales. Les enfants demeurent particulièrement vulnérables, car le Sud-Soudan présente l’un des taux les plus bas de couverture vaccinale de base au monde. Une femme sur sept meurt des suites d’un accouchement. La majorité des naissances se font sans aide, dans la mesure où seules 10 sages-femmes sont officiellement reconnues dans l’ensemble du Sud-Soudan.

République démocratique du Congo (RDC) :

Les conflits, qui se succèdent depuis 1997, ont plongé la RDC dans l’une des crises les plus profondes d’Afrique. Les provinces les plus touchées sont celles du Nord-Kivu et du Sud-Kivu dans l’est du pays. La RDC compte au total 1,7 million de personnes déplacées, dont 450 000 dans le Sud-Kivu. Les organisations humanitaires sont souvent la cible d’attaques des diverses factions combattantes dans les deux provinces du Kivu. Ainsi, entre janvier et avril 2009, 44 attaques contre des travailleurs humanitaires ont été rapportées – une attaque tous les trois jours en moyenne. Tous les groupes armés de la région, y compris l’armée nationale, sont accusés de commettre des atrocités contre les populations civiles. Les civils sont ainsi victimes de meurtres, de viols, de pillages et d’incendies volontaires. L’insécurité générale continue à régner, et les travailleurs humanitaires et leurs biens sont toujours la cible d’attaques.

Iraq :

Les institutions spécialisées des Nations Unies et les organisations partenaires ont apporté une aide humanitaire d’urgence à plus de 2,5 millions de personnes en 2008, grâce à des fonds alimentés via le Processus d'appel consolidé (CAP). Malgré des conditions très difficiles en termes de sécurité, les institutions des Nations Unies et les ONG ont réussi à aider près d’un Irakien sur 10, et à répondre aux besoins les plus urgents des personnes affectées par la situation.

Territoires palestiniens occupés (TPO) :

Au total, 1,5 million de personnes vivent sous embargo dans cette région. Les agences humanitaires redoublent d’efforts, malgré des restrictions sévères concernant l’aide humanitaire, pour continuer à fournir à la communauté palestinienne des services vitaux.

A Gaza, les autorisations d’importation sont délivrées selon des critères qui restent imprévisibles. L’acheminement des produits médicaux est parfois soumis à des délais très longs. Alors que les hostilités du début de l’année ont généré des besoins importants en matière d’abris temporaires et de reconstruction, Israël n’a jusqu’à présent laissé entrer sur le territoire qu’une partie des matériaux de construction nécessaires. Par exemple, 18 écoles ont été complètement détruites, et au moins 280 ont subi des dégâts importants pendant les hostilités. Aucune de ces écoles n’a été véritablement reconstruite ou réhabilitée, en raison du manque de matériaux de construction. Environ un cinquième des écoliers de Gaza souffre d’une carence en iode. La prévalence de l’anémie chez les enfants âgés de neuf à 12 mois est de 61,6 pour cent ; la prévalence chez les femmes enceintes est d’environ 29 pour cent ; 22 pour cent des enfants âgés de 12 à 59 mois souffrent d’une carence en vitamine A.

Nouveaux défis

Au cours de la dernière décennie, le nombre total des victimes de catastrophes naturelles a fortement augmenté. En moyenne 211 millions de personnes sont directement touchées chaque année, ce qui représente près de cinq fois le nombre des victimes de conflits. Les femmes et les enfants sont déjà les premiers à souffrir de la pauvreté, de l’insécurité, de la faim, des problèmes de santé et de la dégradation de l’environnement.

On estime également que le changement climatique affectera considérablement les schémas de migration et de mouvement de populations. Les milliers de personnes qui devront probablement se déplacer en raison de sécheresses prolongées, d’inondations ou de tempêtes répétées seront particulièrement vulnérables et auront besoin d’une aide et d’une protection importantes. Reconnaissant que le changement climatique est de plus en plus souvent à l’origine de phénomènes météorologiques ayant des conséquences humanitaires, les organisations humanitaires demandent unanimement que les conséquences humanitaires du changement climatique soient prises en compte dans l’accord qui succèdera au Protocole de Kyoto, après le sommet de Copenhague en décembre 2009.

La crise économique mondiale exerce une pression sur les budgets de l’aide humanitaire de tous les Etats donateurs, mais ceux qui ressentent le plus les effets de la récession sont les habitants des pays pauvres frappés par la crise. Les emplois – déjà rares - sont supprimés ; les parents travaillant à l’étranger envoient moins d’argent ; les prix de la nourriture et du carburant restent élevés ; et l’accès aux matières premières agricoles est plus difficile, ce qui fragilise la production alimentaire.

Les besoins humanitaires sont de plus en plus importants en raison de la crise économique et d’autres défis mondiaux, tels que la pression démographique ; les pandémies mondiales ; la montée de l’insécurité alimentaire ; les fortes hausses de prix, comme celle du cours du pétrole ; le manque d’eau ; et le nombre croissant de populations en mouvement. Ces défis appellent des systèmes de financement plus flexibles et un travail humanitaire suffisamment modulable pour qu’il reste efficace face à ces évolutions nouvelles et complexes.

Source: Bureau de la coordination des affaires humanitaires (UNOCHA)