« Les grands défis de l'urbanisme au XXIe siècle sont la croissance accélérée de nombreuses villes et le déclin de certaines autres, l'expansion de l'économie informelle et le rôle des villes dans le changement climatique ou l'atténuation de ses effets. On observe un peu partout dans le monde qu'ils sont très largement négligés par les gouvernements à tous les niveaux. »M. Ban Ki-moon, Secrétaire général de l'ONU

Vue aérienne de Cap Haïtien, la deuxième plus grande ville d'Haïti. Photo © ONU.En 1985, conformément à une résolution de la Commission des établissements humains, l'Assemblée générale a décidé de proclamer le premier lundi d'octobre de chaque année Journée mondiale de l'habitat (résolution 40/202 A).
Le thème choisi cette année pour la Journée mondiale de l'habitat est « Planifier notre avenir urbain ».
Il est reconnu que les villes contribuent très largement aux émissions de gaz à effet de serre. Elles ont donc un rôle essentiel à jouer dans l'atténuation des changements climatiques en favorisant l'efficacité énergétique par une meilleure planification de l'utilisation des sols, une gestion urbaine plus efficace et des pratiques de construction écologiques.
En même temps, la vulnérabilité des villes aux effets des changements climatiques est une importante source de préoccupation. On ne saurait donc trop insister sur l'importance de la sensibilisation aux conséquences des changements climatiques sur l'ensemble des conditions de vie de l'homme. Comme dans le cas de la crise financière, ceux dont la contribution est la moins importante, c'est-à-dire les citadins pauvres, sont les plus gravement touchés. Ces tendances, dans le contexte d'un monde en voie d'urbanisation rapide, montrent l'imminence de la convergence des établissements humains et des programmes environnementaux et la nécessité de jeter un pont entre deux domaines trop longtemps perçus comme distincts aux niveaux des politiques et de l'action à entreprendre.
