Message d'António Guterres, Secrétaire général de l'ONU (2019)

Les mutilations génitales féminines constituent une forme odieuse de violation des droits fondamentaux des femmes et des filles dans le monde. Il s’agit d’un déni de leur dignité, d’une mise en péril de leur santé et d’une source de douleur et de souffrances inutiles, risquant même de se traduire par leur mort.

Les mutilations génitales féminines trouvent leur origine dans les inégalités et les déséquilibres de pouvoir entre hommes et femmes – situation renforcée par le peu de possibilités offertes aux filles et aux femmes de réaliser pleinement leur potentiel et leurs droits. Environ 200 millions de femmes et de filles font aujourd’hui l’objet de cette pratique dangereuse.
Et, chaque année, près de 4 millions de filles y sont exposées.

Les objectifs de développement durable prônent l’élimination des mutilations génitales féminines d’ici à 2030. L’ONU s’associe aux acteurs mondiaux, régionaux et nationaux pour soutenir les initiatives globales et intégrées visant à la réalisation de cet objectif. La lutte contre les mutilations génitales féminines loge également au cœur des efforts que nous menons dans le cadre du projet « Initiative Spotlight », lancé en partenariat avec l’Union européenne pour mettre fin à toutes les formes de violence à l’encontre des femmes et des filles.

Forts de notre engagement politique, nous constatons des changements positifs dans plusieurs pays. Il reste que, même si cette évolution se confirme, ces progrès continueront d’être pris de vitesse par la rapidité de la croissance démographique dans les régions où cette pratique se concentre.

En cette Journée de la tolérance zéro, je lance un appel en faveur d’une action accrue, concertée et mondiale pour mettre fin aux mutilations génitales féminines et garantir pleinement le respect des droits fondamentaux des femmes et des filles.