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Journée du souvenir dédiée à toutes
les victimes de la guerre chimique
29 avril

Lutter contre les armes chimiques

Les armes chimiques ont été utilisées pour la première fois pendant la Première Guerre mondiale, lors de la bataille d’Ypres en 1915. Le poète de guerre britannique, Wilfred Owen, a décrit l’horreur qu’il a ressentie en voyant l’un de ses camarades s’écrouler à ses pieds, suffoquer, se noyer, comme au fond d’une mer verte de chlore gazeux.

Depuis, on a continué à mettre au point et à utiliser des armes chimiques contre soldats et civils, l’arsenal atteignant son point culminant pendant la guerre froide. Ce n’est que le 29 avril 1997, à l’issue de longues et difficiles négociations, que la Convention sur les armes chimiques PDF est entrée en vigueur.  En interdisant ces armes, la Convention a ouvert la voie à la destruction des stocks qui avaient été amassés.  

Un inspecteur examine des obus de mortier

Un membre de l' équipe d'inspection de la Commission spéciale (UNSCOM) examine des obus de mortier pour détecter des fuites de produits chimiques. Fallouja, Iraq, 1992. (Photo ONU/H. Arvidsson)

La toute première résolution de l’Assemblée générale des Nations Unies appelait à éliminer non seulement les armes atomiques mais aussi « toutes autres armes importantes permettant des destructions massives ». Dans ce même esprit, la Convention sur les armes chimiques a été le premier traité à interdire une catégorie entière de telles armes.

Grâce aux travaux des États parties à la Convention et de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC), cet instrument a joué un rôle essentiel dans les efforts internationaux visant à « exclure complètement la possibilité de l’emploi des armes chimiques ».

De plus en plus d’États sont parties à la Convention sur les armes chimiques mais tous ne sont pas encore signataires. Par ailleurs, de nouveaux enjeux apparaissent et il faut notamment veiller à ce que les armes chimiques ne tombent pas entre les mains d’acteurs non étatiques.