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Journée du souvenir dédiée à toutes
les victimes de la guerre chimique
29 avril

Message du Secrétaire général

Journée 2013

Cette Journée du souvenir est le moyen par lequel la communauté internationale entend, chaque année, se remémorer toutes les victimes de la guerre chimique et leur rendre hommage.

Cette année, elle vient à un moment où le spectre des armes chimiques hante à nouveau le monde. Les allégations selon lesquelles ces armes odieuses, qui frappent sans discrimination, auraient été récemment utilisées en Syrie nous rappellent que la Convention sur les armes chimiques conserve toute son importance.

La Convention est un instrument à la fois pratique et mobilisateur. Conçue pour favoriser l’élimination des armes chimiques et les utilisations pacifiques des produits de la chimie, elle est aussi très symbolique puisqu’elle dit le refus catégorique des États parties de voir se répéter les horreurs du passé.

Lorsque nous avons célébré l’an dernier cette journée, près des trois quarts des agents de guerre chimique avaient été détruits de façon vérifiable. Cette année, nous approchons des 80 %. Voilà qui témoigne de l’efficacité de la Convention et des travaux de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques.

Mais comme le montre l’actualité, nous devons rester vigilants. La menace des armes chimiques demeure réelle, et huit États ne sont pas parties à la Convention. Tant que celle-ci ne sera pas universelle et que les derniers stocks n’auront pas été détruits, nous n’aurons pas payé notre dette aux victimes de la guerre chimique.

En cette Journée du souvenir, j’exhorte la communauté internationale à redoubler d’efforts pour débarrasser la planète des armes chimiques, ainsi que de toutes les autres armes de destruction massive. Ensemble, faisons en sorte que tous les États deviennent parties à la Convention et que celle-ci soit intégralement appliquée. C’est le meilleur moyen de rendre hommage à ceux qui ont déjà souffert de l’usage de ces armes et de libérer les générations futures de la menace qu’elles constituent.