Convention sur la diversité biologique

La Convention sur la diversité biologique (CDB) est un traité international juridiquement contraignant qui a trois principaux objectifs : la conservation de la diversité biologique; l’utilisation durable de la diversité biologique; le partage juste et équitable des avantages découlant de l’utilisation des ressources génétiques. Son but général est d’encourager des mesures qui conduiront à un avenir durable.

La conservation de la diversité biologique est une préoccupation commune de l’humanité. La Convention sur la diversité biologique vise tous les niveaux de la diversité biologique : les écosystèmes, les espèces et les ressources génétiques. Elle s’applique aussi aux biotechnologies, notamment dans le cadre du Protocole de Cartagena sur la prévention des risques biotechnologiques. En fait, elle vise tous les domaines possibles qui sont directement ou indirectement liés à la diversité biologique et à son rôle en matière de développement, allant de la science, la politique et l’enseignement à l’agriculture, au monde des affaires, à la culture et bien plus encore.

L’organe directeur de la Convention sur la diversité biologique est la Conférence des Parties (COP). Cette instance supérieure est composée de tous les gouvernements qui ont ratifi é le traité (les Parties) et se réunit tous les deux ans pour examiner les progrès accomplis, établir des priorités et décider de plans de travail.

Le secrétariat de la Convention sur la diversité biologique est basé à Montréal, au Canada. Sa fonction principale est d’aider les gouvernements à mettre en oeuvre la Convention et ses programmes de travail, d’organiser des réunions, de rédiger des documents et d’assurer une coordination avec d’autres organisations internationales, ainsi que de recueillir et diffuser des informations. Le Secrétaire exécutif est le chef du secrétariat.

Faits et chiffres

  • La Convention sur la diversité biologique (CDB) a été ouverte à la signature lors du Sommet de la Terre à Rio de Janeiro, le 5 juin 1992, et est entrée en vigueur le 29 décembre 1993.
  • A ce jour, la CDB compte 193 Parties.
  • Les éléments de la diversité biologique sont toutes les formes de vie sur Terre, y compris les écosystèmes, les animaux, les plantes, les champignons, les microorganismes et la diversité génétique.
  • Du fait de ses trois objectifs, la CDB est souvent considérée comme étant le principal instrument international relatif au développement durable.
  • Les écosystèmes, les espèces et les ressources génétiques devraient être utilisés au profi t des êtres humains, mais d’une manière qui n’entraîne pas l’érosion de la diversité biologique.
  • Des investissements importants sont nécessaires pour assurer la conservation de la diversité biologique, sachant qu’ils procureront de nombreux avantages environnementaux, économiques et sociaux en retour.
  • L’approche fondée sur les écosystèmes, une stratégie intégrée de gestion des ressources, constitue le cadre pour prendre des mesures au titre de la Convention.
  • Le principe de précaution exige que lorsqu’il existe une menace de réduction importante ou de perte de la diversité biologique, l’absence de certitudes scientifi ques absolues ne devrait pas être utilisée comme prétexte pour remettre à plus tard l’adoption de mesures permettant d’éviter une telle menace, ou d’en atténuer les effets.