Accés et engagement
L’accès universel est l’engagement mondial envers l’accès à la prévention, les tests, le traitement, les soins et les services de soutien pour tous ceux qui en ont besoin.
ONUSIDA
| Crédit photo : Photo ONUSIDA/P.Virot (2008)
Accès universel et droits de l'homme
Afin que chacun puisse obtenir information, éducation et moyens de protection en matière de VIH, et reçevoir un appui pour éviter les comportements risqués, les principes suivants doivent être respéctés :
- Non-discrimination : protection contre la discrimination si l’on demande de l’aide ou si l’on est séropositif
- Droit au respect de la vie privée : protection contre le dépistage obligatoire; statut VIH tenu confidentiel.
- Droit à la liberté et à la liberté de mouvement : protection contre l’emprisonnement, la ségrégation ou l’isolement dans une salle d’hôpital spéciale.
- Droit à l’éducation/information : accès à l’éducation et à des informations complètes sur la prévention du VIH et sur la santé sexuelle et reproductive.
- Droit à la santé : accès à tous les services de santé préventive, notamment pour les infections sexuellement transmissibles et la tuberculose, au conseil et au tests volontaires, et aux préservatifs masculins et féminins.
À quoi les gouvernements se sont-ils engagés ?
- À assurer la pleine jouissance de tous les droits humains et libertés fondamentales par les personnes vivant avec le VIH et les membres des groupes vulnérables;
- À promouvoir l’accès à l’éducation et l’information dans le domaine du VIH;
- À garantir la totale confidentialité et le consentement éclairé;
- À intensifier les efforts pour assurer un large éventail de programmes de prévention, notamment information, éducation et communication, visant à réduire la prise de risque et favorisant les comportements sexuels responsables, notamment l’abstinence et la fidélité;
- À élargir l’accès aux produits essentiels, notamment aux préservatifs masculins et féminins et au matériel d’injection stérile;
- À la réduction des risques liés à la consommation de drogues;
- À l'élargissement de l’accès au conseil et au test volontaires et confidentiels;
- À l'approvisionnement en sang sûr;
- Au traitement précoce et efficace des infections sexuellement transmissibles;
- À l’élaboration de stratégies pour combattre la stigmatisation et l’exclusion sociales liées à l’épidémie.
Faits et chiffres
- Fin 2009, 36% - environ 5,2 millions - des 15 millions de personnes vivant dans des pays a faible ou moyen revenu recevaient un traitement antirétroviral.
En 2006, les gouvernements ont pris un engagement historique aux Nations Unies. Ils ont promis d’intensifier leur riposte au sida. Dans la Déclaration politique sur le VIH/sida de 2006, les pays se sont engagés à assurer l’accès universel aux services de prévention, de traitements, de soins et de soutien contre le VIH à l’horizon 2010 pour les personnes dans le besoin. La concrétisation de cet accès universel demeure une priorité de premier plan pour l’ONUSIDA. Cette exigence se fonde sur la Déclaration d’engagement sur le VIH/sida de 2001, dans laquelle les gouvernements ont énoncé une série de cibles nationales et d’actions globales pour inverser le cours de l’épidémie.
Les défis
Les consultations de pays et de régions, qui ont suscité l’engagement pris en faveur de l’accès universel en 2006, ont identifi é un certain nombre d’obstacles empêchant le renforcement des programmes de lutte contre le VIH. Parmi ces obstacles figurent la faiblesse des systèmes d’offre et des mécanismes financiers, la fragilité des systèmes médicaux, l’insuffisance des ressources humaines, la récurrence des stigmatisations et des discriminations, l’inégalité des sexes et la marginalisation des populations clés à haut risque. Néanmoins, les pays se sont engagés à surmonter ces obstacles et à fi xer des objectifs nationaux en faveur de l’accès universel.
Bien que des progrès aient été réalisés dans certains pays à l’égard de la prévention de la transmission de la mère à l’enfant et de la fourniture des thérapies antirétrovirales, de nombreux pays sont freinés par l’insuffisance des avancées concernant les obstacles identifi és lors de la première série de consultations de pays. Ils sont également ralentis par les déterminants sociaux qui peuvent modeler les risques et les vulnérabilités au VIH. Les discriminations contre les personnes vivant avec le VIH, l’inégalité des sexes, la violence à l’égard des femmes et des filles, la marginalisation des hommes ayant des relations sexuelles avec les hommes, celle des consommateurs de drogues et des professionnels du sexe peuvent endiguer l’effi cacité des ripostes nationales lorsqu’elles s’ajoutent à des lois, des politiques et des pratiques répressives.