M. Ban Ki-moon, Secrétaire général de l'ONU
29 août 2011

M. Ban Ki-moon, Secrétaire général de l'ONU.
Photo ONU/Devra Berkowitz
La commémoration de la Journée internationale contre les essais nucléaires coïncide, cette année, avec le vingtième anniversaire de la fermeture du site d’essais nucléaires de Semipalatinsk, au Kazakhstan. Les centaines d’essais nucléaires effectués durant la période de la guerre froide ont laissé un legs de dévastation pour les habitants et leur environnement. Ayant eu l’occasion de me rendre sur le théâtre de cet épisode sombre de l’histoire de l’humanité, je voudrais exprimer avec force mon soutien au Gouvernement et au peuple du Kazakhstan, qui continuent de faire face aux répercussions de ces essais. Je salue l’action qui a été engagée pour conférer une perspective constructive à l’éclairage porté sur les terribles conséquences de ces essais.
Nous devons progresser à nouveau très rapidement vers l’instauration d’un monde à l’abri des essais nucléaires et exempt d’armes nucléaires. S’ils revêtent une importance certaine, les moratoires volontaires actuels sur les essais nucléaires ne sauraient se substituer à une interdiction générale. C’est pourquoi il apparaît urgent que le Traité d’interdiction complète des essais nucléaires entre en vigueur le plus tôt possible. Ce dispositif essentiel du régime international de désarmement et de non-prolifération devrait recueillir l’adhésion active de tous les États.
L’importance vitale que revêt l’entrée en vigueur du Traité a été réaffirmée lors de la Conférence des Parties chargée d’examiner le Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires en 2010 et soulignée dans le plan d’action convenu. Le régime de vérification du Traité s’est révélé être un outil précieux pour la coopération internationale. Je suis pleinement convaincu qu’il permettra, à l’avenir, de vérifier de manière indépendante, fiable et économique – et donc de prévenir – toute violation des dispositions du Traité.
Pour ces différentes raisons, j’exhorte tous les États qui ne l’ont pas encore fait à procéder, à titre prioritaire, à la signature ou à la ratification du Traité. La réalisation de cet objectif renforcerait davantage encore le mouvement croissant en faveur d’un monde exempt d’armes nucléaires. Toujours plus nombreux sont ceux qui estiment que les essais et les armes nucléaires sont de dangereux vestiges de la guerre froide, qu’il aurait fallu éliminer depuis longtemps. En cette Journée internationale contre les essais nucléaires, j’invite tous les États à engager une démarche résolue en faveur de l’instauration d’un monde plus sûr et plus sain pour tous.