Journée internationale contre les essais nucléaires (29 août)
Pour un monde sans armes nucléaires

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La fin des essais nucléaires

L’histoire des essais nucléaires a commencé à l’aube du 16 juillet 1945 sur un site d’essai désertique à Alamogordo, au Nouveau Mexique, quand les États-Unis d'Amérique ont fait exploser leur première bombe atomique. Nommé Site Trinitaire, ce tout premier essai représentait le point culminant d’années de recherches scientifiques sous l’égide de ce qu’on appellait le « Projet Manhattan » EN .

Pendant les cinq premières décennies entre le jour fatidique de 1945 et l’ouverture de la signature  du Traité d’interdiction complète des essais nucléaires (TICE) en 1996, plus de 2 000 essais nucléaires ont été effectués dans le monde.

Pendant les cinq premières décennies de 1945 à 1996, plus de 2 000 essais nucléaires ont été effectués à travers le monde.

Après l’ouverture du TICE à la signature en septembre 1996, environ une demi-douzaine d’essais nucléaires ont été effectués :

Types d’essais nucléaires

Des explosions nucléaires ont été effectuées dans tous les environnements: au sol, sous terre et sous l’eau. Des bombes ont été jetées du haut de tours, sur des barges, pendues à des ballons, sur la surface terrestre, sous l’eau jusqu’à des profondeur de 600 mètres, sous terre jusqu’à des profondeurs de plus de 2 400 mètres, et dans des tunnels horizontaux. Des bombes ont été larguées par des avions et tirées par des roquettes jusqu’à 200 miles dans l’atmosphère.

Essais atmosphériques

Signature du Traité d’Interdiction Partielle des essais nucléaires, le 5 août 1963.
Signature du Traité d’Interdiction Partielle des essais nucléaires, le 5 août 1963. Le Secrétaire d’État Dean Rusk signe pour les États-Unis d'Amérique, le Ministre des Affaires Étrangères, Andre Gromyko, signe pour l’Union Soviétique; et Lord Hume signe pour le Royaume-Uni. Photo : OTICE.

Les essais atmosphériques sont des explosions qui ont lieu dans, ou au-dessus de l’atmosphère.

En tout, des plus de 2 000 bombes nucléaires ont explosé entre le 16 juillet 1945 (États-Unis d'Amérique) et le 29 juillet 1996 (Chine), 25% d’entre elles ont été effectuées dans l’atmosphère: plus de 200 par les États-Unis d'Amérique, plus de 200 par l’Union Soviétique, plus de 20 par la Grande Bretagne, environ 50 par la France et plus de 20 par la Chine.

La préoccupation internationale sur les retombées nucléaires résultant d’essais atmosphériques a escaladé dans le milieu des années 1950. En mars 1954, les États-Unis d'Amérique ont testé leur bombe à hydrogène à Castle Bravo, dans les Îles Marshall du Pacifique. L’essai Bravo a causé le pire désastre radiologique de l’histoire des essais des États-Unis d'Amérique. Par accident, des citoyens locaux sur les Îles Marshall, des soldats de l’armée américaine postés sur l’atoll Rongerik, et le Lucky Dragon, un chalutier japonais, ont été contaminés par les retombées.

Les tests d’armes nucléaires ont été effectués dans tous les environnements au niveau du sol, sous terre et sous l’eau.

Les essais nucléaires ont été interdits en 1963 par le Traité d’Interdiction partielle des essais nucléaires. Les négociations répondaient largement à la sérieuse préoccupation de la communauté internationale sur les retombées radioactives résultant des essais atmosphériques. Les États-Unis d'Amérique, l’Union Soviétique et le Royaume-Uni devinrent Parties à ce Traité, mais ni la France ni la Chine ne le signèrent. La France a effectué son dernier essai atmosphérique en 1974, la Chine, en 1980.

Les stations de systèmes de surveillance internationale SSI de l’OTICE sont utilisées pour détecter les explosions nucléaires par un suivi d’ondes sonores à basses fréquences dans l’atmosphère. Les stations SSI radionucléides de l’OTICE sont conçues pour détecter les particules radioactives émanant d’un essai nucléaire.

Les essais sous-marins

Les essais sous-marins sont des explosions effectuées sous l’eau ou près de la surface de l’eau. Relativement peu d’essais sous-marins ont été effectués. Le premier essai nucléaire sous-marin – Opération Crossroads – a été effectué par les États-Unis d'Amérique en 1946 sur son site d’essai du Pacifique sur les Îles Marshall, dans le but d’évaluer les effets des armes nucléaires utilisées contre les navires. Plus tard, en 1955, l’Opération Wigwam des États-Unis d'Amérique a effectué un seul essai nucléaire sous-marin à une profondeur de 600m pour déterminer la vulnérabilité des sous-marins aux explosions nucléaires.

Des explosions nucléaires sous-marines proches de la surface de l’eau peuvent disperser de grandes quantités d’eau et de vapeur radioactives, contaminant les bateaux, les constructions et les individus présents à proximité.

Les essais nucléaires sous-marins ont été interdits en 1963 par le Traité Partiel des essais nucléaires. Les stations SSI hydroacoustiques de l’OTICE sont les plus aptes à détecter les explosions nucléaires sous-marines.

25% des 2 000 explosions nucléaires ayant eu lieu entre 1946 et 1996, c’est-à-dire plus de 500 bombes, ont été détonées dans l’atmosphère.

Les essais souterrains

Un homme devant la station radionucléide 56, Peleduy, Fédération Russe.
Station radionucléide 56, Peleduy, Fédération Russe. Photo : OTICE

Dans les essais souterrains, les explosions nucléaires sont effectuées à des profondeurs variées sous la surface de la terre. Ils incluent la majorité (environ 75%) de toutes les explosions nucléaires détonées pendant la Guerre Froide (1945-1989); soit plus de 800 de tous les essais effectués par les États-Unis d'Amérique et presque 500 de tous les autres essais effectués par l’Union Soviétique.

Quand l’explosion est entièrement contenue, un essai nucléaire souterrain émet une quantité négligeable de retombées par rapport à un essai atmosphérique. Toutefois, si les essais nucléaires souterrains percent à la surface, ils peuvent produire une quantité considérable de débris radioactifs. Un essai souterrain est normalement évident par l’activité sismique produise par dispositif nucléaire.

Les essais nucléaires souterrains ont été interdits en 1996 par le Traité d’interdiction complète des essais nucléaires, qui interdit toutes les explosions nucléaires sur la terre.

75% de toutes les explosions nucléaires ayant eu lieu pendant la Guerre Froide ont été effectuées sous terre.

Les stations SSI sismiques de l’OTICE sont utilisées pour détecter les explosions nucléaires souterraines. Les données sismiques sont combinées avec des données radionucléides. Seule la technologie radionucléide peut déterminer si une explosion est d’origine nucléaire; ses stations et ses laboratoires éparpillés dans le monde surveillent la présence de particules et/ou de gazes rares dans l’atmosphère.