Groupes consultatifs spéciaux pour les pays africains qui sortent d’un conflit
Dans sa résolution
2002/1 EN
, le Conseil économique et social a institué un mécanisme
pour la création de groupes consultatifs pour les pays africains qui
sortent d’un conflit, en vue d’évaluer les besoins humanitaires et économiques
de ces pays et d’élaborer un programme d’aide à long terme, en commençant
par l’intégration des activités de secours dans le développement. Le
Conseil répondait à une demande formulée par l’Assemblée générale dans
sa résolution
55/217 relative aux causes des conflits et à la promotion d’une paix
et d’un développement durables en Afrique, et donnait suite à sa Déclaration
ministérielle de 2001 (voir le rapport
A/56/3/Rev.1), laquelle se concentrait sur le rôle du système
des Nations Unies en ce qui concerne l’appui aux efforts des pays africains
pour parvenir au développement durable.
Le Conseil économique et social a ainsi créé deux Groupes consultatifs spéciaux sur la Guinée-Bissau et le Burundi, à la demande des pays concernés. Composés d’un nombre limité de pays, tant africains que donateurs, représentés au niveau des ambassadeurs, les Groupes se sont avérés être des mécanismes souples et efficaces permettant de mettre les synergies existant entre partenaires de développement au service de pays en quête de relèvement et de stabilité. Les deux Groupes ont effectué des missions sur le terrain et tenu des consultations avec les autorités gouvernementales, les principaux interlocuteurs socio-économiques, les représentants des organismes des Nations Unies, notamment la Banque mondiale et le Fonds monétaire international, ainsi que les organisations de la société civile, les donateurs et d’autres partenaires de développement.
L’activité de sensibilisation déployée par ces Groupes en faveur des pays concernés a constitué un volet important de leur travail. Focalisés sur une approche de partenariat entre les autorités nationales et la communauté internationale, ils ont souligné la nécessité de mobiliser l’aide des donateurs tout en invitant les autorités nationales à créer un cadre favorable à une augmentation de l’aide. Ils ont également permis d’instaurer une coordination étroite entre les partenaires de développement des pays concernés à trois niveaux essentiels :
- au sein du système des Nations Unies,
- entre le Conseil économique et social et les institutions de Bretton Woods, et
- entre le Conseil économique et social et le Conseil de sécurité.
À sa session de fond de 2006, le Conseil économique et social a procédé à un examen des Groupes consultatifs spéciaux. Dans sa résolution 2006/13 EN
, il a félicité ces Groupes des activités novatrices et constructives qu’ils menaient en vue d’encourager la communauté internationale à offrir un soutien à la Guinée-Bissau et au Burundi. L’exemple donné par ces Groupes consultatifs spéciaux a créé une demande de nouveaux mécanismes de ce type pour d’autres pays africains qui sortaient d’un conflit, tendant notamment à la mise en place d’une commission de consolidation de la paix.
Le 26 juillet 2006, le Conseil a décidé de mettre fin au mandat du Groupe consultatif spécial sur le Burundi au vu de la décision prise par la nouvelle Commission de consolidation de la paix de s’employer à répondre aux besoins du Burundi. Le 19 décembre 2007, la Guinée-Bissau a également été intégrée au programme de la Commission.