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Égalité des sexes et autonomisation des femmes : OMD 3

Aperçu

  • Éducation : en 2009, on comptait 96 filles pour 100 garçons dans le primaire comme dans le secondaire dans les régions en développement. Il s’agit là d’une nette amélioration depuis 1999 où le rapport était respectivement de 91 et 88 à 100 pour ces deux niveaux.

Malgré cela, trois régions seulement ont atteint la parité dans l’enseignement primaire (définie comme un indice de parité des sexes se situant entre 97 et 103) : le Caucase et l’Asie centrale, l’Amérique latine et les Caraïbes et l’Asie du Sud-Est.

Exception à la règle, en Asie de l’Est, les filles sont légèrement plus nombreuses que les garçons dans le primaire. Mais elles n’ont guère fait de progrès dans la plupart des autres régions en développement, et l’égalité d’accès à l’éducation au cours des premières années reste une cible éloignée en Afrique du Nord, en Océanie, en Asie du Sud, en Afrique subsaharienne et en Asie de l’Ouest.

  • Emploi : la proportion de femmes employées en dehors du secteur agricole se maintient à 20 pour cent en Asie du Sud, Asie de l’Ouest et Afrique du Nord.
  • Politique : au plan mondial, la proportion de femmes parlementaires continue d’augmenter lentement. Elle a atteint 19 pour cent en 2010 contre 11 pour cent en 1995.

Les ratios d’inscription des filles en primaire et secondaire ont nettement augmenté au cours des dernières années, mais les disparités restent importantes au niveau universitaire, principalement en Afrique subsaharienne et en Asie de l’Ouest. Du côté de l’emploi, les hommes continuent d’être plus nombreux que les femmes dans les emplois rémunérés, bien que la proportion de femmes occupant un emploi non agricole rémunéré augmente lentement. En 2008, elle a atteint 41 pour cent au plan mondial.

Le rôle de l'ECOSOC

En 2010, le Conseil a consacré son Examen ministériel annuel au thème de l’égalité des sexes et de l’autonomisation des femmes. Les Ministres de 13 pays ― Australie, Brésil, Congo (République du), Corée, États-Unis, France, Guatemala, Moldova, Mongolie, Namibie, Norvège, Pays-Bas, et Portugal ― ont présenté des exposés nationaux volontaires qui détaillent les actions récemment entreprises par leurs pays pour garantir l’égalité des sexes ainsi que des études de cas sur les initiatives fructueuses. Les pays ont également adopté une Déclaration ministérielle EN, soulignant les mesures politiques clés pour promouvoir les droits des femmes et l’égalité des chances.

Système des Nations Unies

  • Le Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP) et le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) ont collaboré sur un programme conjoint pour réduire les mutilations génitales féminines dans un certain nombre de pays d’Afrique : Burkina Faso, Djibouti, Égypte, Éthiopie, Gambie, Guinée, Guinée-Bissau, Kenya, Ouganda, Sénégal, Somalie et Soudan.
  • Au Cambodge, le Fonds de développement des Nations Unies pour la femme (UNIFEM) – désormais connu sous la dénomination ONU-Femmes - en partenariat avec sept ONG, a proposé une formation en matière de campagne électorale et de gouvernement à 919 candidates. Cette initiative a permis d’accroître le nombre de femmes candidates à une charge, qui est passé de 16 pour cent en 2002 à 21 pour cent en 2007. Le nombre de femmes élues est passé, lui, de 8,5 à 15 pour cent.
  • Le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) a également appuyé la participation des femmes au processus politique au Rwanda, où les femmes occupent à présent 56 pour cent des sièges au parlement, soit le taux le plus élevé du monde.
  • Le PNUD a installé des centaines de générateurs au diesel, ou plates-formes multifonctionnelles, dans les zones rurales du Burkina Faso, du Mali et du Sénégal pour soulager les femmes de certaines des tâches prenant énormément de temps, comme aller chercher de l’eau ou moudre du grain. Au Burkina Faso, ce plan leur a permis de se libérer deux à quatre heures par jour en moyenne, et a accru les revenus annuels des propriétaires de 55 dollars des États-Unis en moyenne en 2009, avec des profits nets de 248 dollars par unité.
  • Au Viêt-nam, le FNUAP collabore avec le syndicat des femmes sur un projet de microfinance qui les aide à obtenir des crédits et une formation. Les participantes se réunissent chaque semaine pour revoir les prêts et étudier l’économie domestique, la culture et l’élevage.
  • L’Initiative pour l’éducation des filles de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) élabore des outils juridiques pour réduire la violence sexiste dans les écoles et appuie des méthodes novatrices pour apporter l’éducation aux femmes difficiles à atteindre, par exemple avec des téléphones mobiles.
  • Le Fonds d’affectation spéciale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes appuie les mesures nationales et locales de lutte contre la violence à l’égard des femmes et des filles. Depuis 1996, il a soutenu 304 programmes dans 121 pays et territoires en distribuant plus de 50 millions de dollars des États-Unis de subsides.

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