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Actualité

Le système des droits de l’homme des Nations Unies au cœur de la mise en œuvre du Document final de la Conférence anti-racisme

Avril 2009

Trois rapporteurs spéciaux.

Githu Muigai, Rapporteur spécial sur les formes contemporaines de racisme et de xénophobie (à gauche), Gulnara Shahinian, Rapporteur spécial sur l’esclavage, et Jorge Bustamante, Rapporteur spécial sur les droits de l’homme des migrants, saluent l’adoption du Document final de la Conférence. Photo ONU/Pierre Virot

Le système des droits de l’homme des Nations Unies a un rôle important à jouer dans la lutte contre le racisme et pour garantir la mise en œuvre effective du Document final de la Conférence d’examen anti-racisme de Durban.

Des experts indépendants d’organes conventionnels des droits de l’homme des Nations Unies, des procédures spéciales du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies, et des mécanismes de suivi établis par la Déclaration et le Programme d’action de Durban en 2001, ont exprimé leur soutien sans faille à la mise en œuvre effective du Document final de la Conférence d’examen.

« Le cadre instauré par la Déclaration et le Programme d’action a eu un effet durable et positif sur les mécanismes internationaux des droits de l’homme » a déclaré Githu Muigai, Rapporteur spécial sur les formes contemporaines de racisme, de discrimination raciale, de xénophobie et de l’intolérance qui y est associée, lors de la Conférence d’examen.

« Il a constitué une base solide sur laquelle fonder notre action. »

Cependant, la Déclaration et le Programme d’action n’ont pas été pleinement mis en œuvre, a-t-il déploré, et « le racisme est toujours bien vivant partout dans le monde. »

Saluant l’adoption du Document final de la Conférence, Muigai a expliqué que « l’appel à un engagement international renouvelé envers la lutte contre le racisme est plus urgent que jamais. Nous sommes confrontés à une multitude de crises qui affecteront profondément notre niveau de vie, et les risques de résurgence du racisme et de la xénophobie sans trop flagrants pour être ignorés. »

Le Document final de la Conférence d’examen, adopté par consensus le 21 avril, a identifié plusieurs « mesures et initiatives concrètes à prendre à tous les niveaux » en vue de combattre et d’éliminer toutes les manifestations du racisme.

Il « invite le Conseil des droits de l’homme, ses procédures et mécanismes spéciaux ainsi que les organes conventionnels compétents » à tenir compte, dans le cadre de leur mandat respectif, de la Déclaration et du Programme d’action de Durban, et engage tous les États à « coopérer pleinement » avec ces mécanismes pour lutter contre le racisme.

Le Haut-Commissariat aux droits de l’homme, qui assure le soutien administratif et fonctionnel des mécanismes des droits de l’homme des Nations Unies, est également prié de continuer à fournir une assistance à cette fin.

Le Document final appelle par ailleurs les États à ratifier la Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale (CERD) et tous les instruments adoptés après la Conférence mondiale contre le racisme, notamment la Convention sur les droits des personnes handicapées et son Protocole facultatif, et le Protocole facultatif se rapportant au Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels.

Le Président du Comité des Nations Unies qui supervise la mise en œuvre de la CERD, Fatimata-Binta Dah, a déclaré à la Conférence d’examen que son Comité continuerait à coopérer avec les mécanismes de suivi de la Déclaration et du Programme d’action de Durban, et à encourager les États à mettre en œuvre des plans d’action nationaux contre la discrimination raciale.

Jeudi, la Conférence comptait également parmi ses orateurs des représentants d’autres mécanismes des droits de l’homme des Nations Unies, comme le Comité des droits de l’homme, le Comité pour l'élimination de la discrimination à l'égard des femmes, le Comité des droits des personnes handicapées, et des experts indépendants sur les droits des migrants, les questions relatives aux minorités, la liberté d’expression, les formes contemporaines d’esclavage et la liberté de religion ou de conviction.

Le quatrième jour de la Conférence d’examen a été marqué par des déclarations des représentants des gouvernements, des agences des Nations Unies, des institutions nationales des droits de l’homme, des organes conventionnels des droits de l’homme des Nations Unies, et d’organisations non gouvernementales.

La Conférence d’examen, qui se tient du 20 au 24 avril, évalue les avancées accomplies depuis la Conférence mondiale contre le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l’intolérance qui y est associée tenue à Durban, en Afrique du Sud, en 2001.