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Actualité

Ouverture de la Conférence d’examen anti-racisme de Durban à Genève

Avril 2009

Une danseuse en costume traditionnel.

Une danseuse de la compagnie de danse Surialanga de l'université de KwaZulu-Natal à Durban en Afrique du sud mélangent des danses traditionnelles indiennes, africaines et occidentale, à l'ouverture de la Conférence d'examen de Durban, le 20 avril à Genève. Photo ONU/Jean-Marc FERRE

Le coup d’envoi de la Conférence d’examen anti-racisme de Durban a été donné le 20 avril à Genève. Ouvrant la Conférence, le Secrétaire général Ban Ki-moon et la Haut-Commissaire aux droits de l'homme Navi Pillay ont souligné qu’il était important que la communauté internationale unisse ses forces pour combattre le racisme.

« L’heure est venue de réaffirmer notre foi envers les droits de l’homme et la dignité et la valeur de chacun d’entre nous. L’heure est venue de rendre justice aux vertus de la tolérance et du respect de la diversité, et d’oublier un passé qui nous divise pour nous tourner vers un avenir qui nous unit » a déclaré le Secrétaire général lors de l’ouverture de la Conférence d’examen.

« C’est maintenant qu’il faut agir. »

« La discrimination ne disparaît pas par enchantement. Il faut la combattre, sous peine de la voir engendrer des remous sociaux et de la violence. Nous devons nous montrer particulièrement vigilants en cette période de crise économique » a-t-il déclaré.

La Conférence d’examen, qui se tient du 20 au 24 avril, évaluera les avancées accomplies depuis la Conférence mondiale contre le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l’intolérance qui y est associée tenue à Durban, en Afrique du Sud, en 2001.

La Haut-Commissaire Pillay, Secrétaire générale de la Conférence d’examen, est convaincue que la Conférence « représentera un jalon historique dans la lutte contre le racisme. »

« Notre action finira par convaincre tous les États membres qui se sont désistés de s’associer à notre combat contre le racisme à un stade ultérieur de ce processus permanent » a-t-elle expliqué.

Tant Mme Pillay que le Secrétaire général Ban ont regretté qu’une poignée de gouvernements aient pris le parti de ne pas assister à la Conférence.

« Faisons la distinction entre désaccord sincère et simple clivage – ou, pire, obstructionnisme pur et dur. Montrons l’exemple, sachant que notre propre réputation est en jeu » a déclaré M. Ban.

« Si la tolérance et le respect de la diversité sont notre objectif, ne vaut-il pas mieux mettre en pratique ces mêmes qualités, ici et maintenant, pour tenter d’atteindre cet objectif ? »

Vendredi dernier, un Comité préparatoire a adopté un projet de document final pour la Conférence d’examen.
« Je suis convaincue que le projet de document final qui vous a été présenté est soigneusement équilibré mais n’en demeure pas moins constructif, et générera des mesures concrètes pour venir en aide aux nombreuses victimes du racisme dans le monde. C’est la raison de notre présence ici » a expliqué Mme Pillay à l’assemblée.

« Cette semaine, nous avons l’occasion de franchir une grande étape dans la lutte contre le racisme, une lutte qui promeut la justice, la dignité et l’égalité partout dans le monde » a-t-elle précisé.

« Le monde a les yeux braqués sur nous. Nous serons jugés durement si nous ne saisissons pas pleinement cette occasion historique. Mais cela n’arrivera pas. Les victimes du racisme ne méritent rien de moins. »

La Conférence a également pu entendre les allocutions d’ouverture du Président de l’Assemblée générale, du Président du Conseil des droits de l’homme, et d’un grand nom de la défense des droits de l’homme, Nelson Mandela.

Dans une déclaration écrite, Nelson Mandela a rappelé à la Conférence que « des  millions d’enfants, d’hommes et de femmes » sont victimes du racisme.

« Ne laissons pas des divergences politiques souvent obscures compromettre leur dignité et leur droit à la vie, à la paix et à la prospérité. Il ne tient qu’à vous de faire changer les choses. »

Projet de document final EN PDF