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Actualité

« Unis contre le racisme »

Avril 2009

Une salle de conférence

De gauche à droite : Berthe Kayitesi, survivante du génocide rwandais. Stéphane Hessel, survivant de l’holocauste et co-auteur de la Déclaration universelle des droits de l’homme. Navi Pillay, Haut-Commissaire aux droits de l'homme et Gay Mc Dougall, Experte indépendante sur les questions relatives aux minorités. Photo ONU/Patrick Bertschmann

La Haut-Commissaire Pillay avait décidé que la Conférence s’ouvrirait sur une table ronde intitulée « Unis contre le racisme », pour rappeler aux participants les souffrances quotidiennes et le courage des si nombreuses victimes du racisme, de la discrimination raciale, de la xénophobie et de l’intolérance qui y est associée dans le monde.

Celle-ci réunissait la Haut-Commissaire et trois autres participants. Stéphane Hessel, membre de la Résistance française pendant la Deuxième Guerre mondiale, survivant de l’holocauste et co-auteur de la Déclaration universelle des droits de l’homme. Berthe Kayitesi, survivante du génocide rwandais, dans lequel ont péri de nombreux membres de sa famille, dont ses parents. Et Gay McDougall, l’une des plus ardentes militantes des droits de l’homme dans le monde et la première  Experte indépendante des Nations Unies sur les questions relatives aux minorités.

« Nous savons tous que, malgré la diversité des contextes et des causes historiques ou géographiques du racisme, les sentiments de perte, de désespoir et d’exclusion sont les mêmes pour toutes les victimes, du moins sur le plan des conséquences et des effets. » a déclaré Mme Pillay.

Et de poursuivre : « Combattre ces pratiques honteuses est une mission de la plus haute importance… un devoir auquel personne ne devrait se soustraire. »

Stéphane Hessel a rappelé les termes de la Déclaration universelle des droits de l’homme, et exhorté les délégués à relever, « main dans la main », les nouveaux défis d’aujourd’hui. Il a souligné l’importance de l’éducation dans la lutte contre le racisme.

« Il nous faut exploiter le plein potentiel de la grande famille humaine » a-t-il déclaré.

« Mon monde s’est écroulé sous mes yeux… ». C’est en ces termes que Berthe Kayitesi a décrit le génocide qui a ravagé le Rwanda en 1994.

« Les Tutsis » a-t-elle expliqué « n’étaient pas considérés comme des êtres humains. Le génocide découlait d’un long processus de déshumanisation. Il était l’aboutissement de la discrimination. »

Berthe Kayitesi nous a tous exhortés à faire notre examen de conscience et à réfléchir à notre attitude dans la lutte contre le racisme et la discrimination.

Gay McDougall a assisté au Sommet mondial contre le racisme de Durban en 2001, et qualifié les années qui se sont écoulées depuis de « longues et difficiles ».

Elle a cependant ajouté : « Durban a constitué un énorme pas en avant : un engagement renouvelé envers l’égalité, exprimé par la grande majorité des États. Les gouvernements y ont déclaré que la lutte contre le racisme était une priorité internationale pour tous les pays. »

McDougall a dit « espérer que chacun d’entre nous serait conscient que le travail que nous accomplissons ici cette semaine est un engagement solennel qui transcende les intérêts nationaux ou régionaux et procède de notre humanité commune. »

La Conférence d’examen de Durban vise à évaluer les avancées accomplies depuis la Conférence mondiale contre le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l’intolérance qui y est associée tenue à Durban, en Afrique du Sud, en 2001.

Les milliers de délégués présents à la Conférence auront l’occasion de participer à des débats officiels ainsi qu’aux nombreuses manifestations organisées en parallèle.