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Désarmement - Bureau des affaires du désarmement des Nations Unies

Traité START I

Traité sur la réduction et la limitation des armements stratégiques offensifs

Accord entre l'Union soviétique et les États-Unis d'Amérique, signé à Moscou le 31 juillet 1991 après neuf années de négociations et entré en vigueur le 5 décembre 1994.

Le Traité reste en vigueur pendant 15 ans et peut ensuite être prorogé par périodes successives de cinq ans. START I est le premier traité à réduire la taille des arsenaux nucléaires stratégiques.

En vertu du Traité START I, l'Union soviétique et les États-Unis sont tenus de réduire le nombre de leurs ogives nucléaires stratégiques à 6 000 unités chacun. Ces ogives peuvent être attribuées au plus à 1 600 missiles stratégiques ou bombardiers lourds.

Ces réductions du nombre d'ogives nucléaires et de vecteurs doivent être appliquées en trois phases au cours d'une période de sept ans après l'entrée en vigueur du Traité (autrement dit avant décembre 2001). Les équipements existants peuvent être modernisés et remplacés, mais les États parties s'engagent à ne pas fabriquer, essayer en vol ou déployer de missiles balistiques intercontinentaux (ICBM) modifiés ou de type nouveau ni de missiles balistiques lancés par sous-marins (SLBM) avec plus de dix ogives.

Différentes techniques peuvent être utilisées pour réduire le nombre d'ogives sur les missiles balistiques déployés. Une possibilité est de démanteler les lanceurs de missiles balistiques intercontinentaux et de SLBM. Une autre technique est permise : elle consiste à retirer certaines ogives de vecteurs équipés de corps de rentrée à têtes multiples indépendamment guidées (MIRV). Le nombre d'ogives attribuées à un missile ne pourra être réduit de plus de quatre et le nombre d'ogives pouvant être ainsi retirées ne peut dépasser 1 250 unités.

La dissolution de l'Union soviétique en décembre 1991 entraîna différentes complications pour l'adoption et l'application de START I. Même si la Fédération de Russie s'est proclamée successeur légal de l'Union soviétique (et donc partie juridique au Traité), le Bélarus, le Kazakhstan et l'Ukraine avaient tous des armes stratégiques sur leur territoire, ce qui affectait l'application du Traité.

Afin de tenir compte de cette situation, le Protocole de Lisbonne, qui reconnaissait le Bélarus, la Fédération de Russie, le Kazakhstan et l'Ukraine comme les États successeurs pour START I, fut signé le 23 mai 1992. Selon ce protocole, le Bélarus, le Kazakhstan et l'Ukraine s'engageaient à éliminer toutes les armes nucléaires se trouvant sur leur territoire et à adhérer au Traité sur la non-prolifération (TNP) en tant qu'États non dotés d'armes nucléaires (ENDAN). Cet engagement devint une condition de la ratification de START I par la Fédération de Russie.

Le Traité START I, qui était à l'origine un accord bilatéral entre l'Union soviétique et les États-Unis, fut transformé par le Protocole de Lisbonne en traité multilatéral ratifié comme un traité bilatéral entre la Fédération de Russie et les États-Unis.

Source : Les termes de la sécurité : un lexique pour la maîtrise des armements, le désarmement et l'instauration de la confiance, Chapitre 6 - Armes nucléaires PDF

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