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Désarmement - Bureau des affaires du désarmement des Nations Unies

Mines

La prolifération croissante et l'utilisation aveugle de mines antipersonnel partout dans le monde a reçu une attention spéciale. En 1995, l'examen de la Convention des Nations Unies de 1980 sur certaines armes classiques (également appelée Convention sur les armes inhumaines) a débouché sur l'élaboration d'un Protocole II amendé, entré en vigueur le 3 décembre 1998, qui renforce les restrictions concernant certains usages, certains types (autodestructeurs et détectables) et certains transferts de mines antipersonnel et qui lie aujourd'hui 69 États.

Insatisfaits de ce qu'ils jugeaient être une réponse inadaptée à une grave crise humanitaire, plusieurs États avaient mis au point un accord sur une interdiction totale de toutes les mines terrestres antipersonnel, la Convention sur l'interdiction de l'emploi, du stockage, de la production et du transfert des mines antipersonnel, qui avait été ouverte à la signature en 1997 et était entrée en vigueur le 1er mars 1999 . En décembre 2003, 109 États y étaient parties.

La bonne application de ces deux instruments a permis la destruction des arsenaux, le déminage des pays touchés et la réduction du nombre des victimes. Aujourd'hui, 93 pays sont exempts de mines antipersonnel et 41 des 55 pays producteurs ont arrêté de fabriquer de telles armes. Les pays qui ne sont pas parties à l'un ou l'autre de ces instruments ont déclaré des moratoires unilatéraux sur l'emploi et le transfert des mines terrestres.

Restes explosifs des guerres et mines autres que les mines antipersonnel

Certes, des mesures importantes ont été prises pour lutter contre les mines antipersonnel, mais de nombreux civils sont tués ou blessés par d'autres types de mines qui peuvent présenter un danger pour les populations qui les manipulent, soit accidentellement soit volontairement, notamment parce qu'elles ne sont pas au courant des risques qu'elles courent. Les mines autres que les mines antipersonnel même lorsqu'elles sont en petit nombre peuvent provoquer de graves pertes; placée dans un endroit stratégique, une seule mine peut entraîner la fermeture de toute une route et perturber la vie normale. Avec les dispositifs divers, d'antidésamorçage notamment, dont elles sont munies et leur teneur minimale en métal, elles peuvent avoir des répercussions très graves sur la situation humanitaire.

Un groupe d'experts gouvernementaux des États parties à la Convention sur l'interdiction ou la limitation de l'emploi de certaines armes classiques qui peuvent être considérées comme produisant des effets traumatiques excessifs ou comme frappant sans discrimination négocie actuellement un instrument sur les mesures correctives générales à prendre après les conflits pour réduire les risques découlant des restes explosifs des guerres et étudie la question des mines autres que les mines antipersonnel et d'envisager les moyens les plus indiqués de réduire les risques posés par l'emploi irresponsable de tels engins.