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SGA Sha Zukang à propos de crise économique et financiàre

Répercussions sur le monde en développement

À l’occasion d’une réunion du Comité du développement tenue à Washington, D.C., en octobre 2009, M. Sha a souligné que « les politiques appliquées par [les pays en développement] n’ont pas provoqué cette crise, [et pourtant] ils doivent faire face à des défis gigantesques pour financer leur balance des paiements et maintenir une croissance durable, à un moment où un grand nombre d’entre eux sont confrontés à un déclin marqué de leur croissance et de leurs exportations ».

« Ayant ouvert leur économie au cours des deux dernières décennies, la plupart des pays en développement sont affectés de manière disproportionnée par la réduction précipitée des échanges commerciaux internationaux, l’effondrement des prix des produits de base, la baisse marquée du tourisme international, la diminution des transferts de fonds, l’inversion brutale des flux de capitaux, l’assèchement des sources de crédits commerciaux et la hausse prononcée du coût des emprunts contractés à l’extérieur. »

« Le chômage augmente à un rythme alarmant et les taux de pauvreté sont en hausse à l’échelle mondiale, tandis que les recettes gouvernementales diminuent. Tous ces facteurs limitent gravement la capacité de nombreux pays en développement à adopter des mesures stratégiques propres à atténuer les répercussions sociales de la crise. »

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Dans une déclaration qu’il a prononcée à l’occasion d’une réunion du Comité monétaire et financier international tenue à Istanbul en 2009, M. Sha a évoqué les défis que le monde en développement va devoir relever pour remédier aux effets de la crise économique et financière mondiale.

« La plupart des pays en développement sont dépourvus des ressources nécessaires pour prendre les mesures correctives indispensables pour atténuer les répercussions de la crise financière mondiale sur leur économie », a-t-il affirmé.

Il a lancé un appel pour que l’on « intensifie les efforts à l’échelle internationale… en vue d’assurer un transfert approprié de ressources en direction des pays en développement, et en particulier vers les économies à faible revenu les plus vulnérables ».

M. Sha a fait observer que « sur le 1,1 trillion de dollars que représentent les programmes internationaux de financement mis sur pied sous les auspices du G-20… seulement 50 milliards de dollars ont été affectés au renforcement de la protection sociale, à la stimulation des échanges commerciaux et au maintien du développement dans les pays à faible revenu, [et] que cette promesse n’a été que partiellement tenue ».

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Le DAES et la crise économique

Des dirigeants de stature internationale, des ministres des finances et des représentants venus de toutes les régions du monde se sont réunis en juin 2009 à l’occasion de la Conférence des Nations Unies sur la crise financière et économique mondiale et son incidence sur le développement.

Prenant la parole à l’occasion d’une table ronde sur les Incidences actuelles et futures de la crise, notamment sur l’emploi, le commerce, l’investissement et le développement, ainsi que sur la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement, M. Sha a souligné que l’une des principales priorités à prendre en compte pour faire face à la crise devrait consister à s’assurer que l’on « comprend clairement ses répercussions précises, en particulier dans les pays en développement ».

« En conférant une dimension analytique fiable aux mesures prises pour faire face à la crise, on disposera de la base nécessaire pour concevoir des stratégies efficaces en vue de la résoudre et d’empêcher que d’autres ne surviennent à l’avenir. Le DAES participe très activement à ce travail d’analyse, en plus de faciliter le dialogue intergouvernemental et de soutenir les efforts de renforcement des capacités », a-t-il déclaré.

En ce qui concerne la nécessité d’injecter des fonds pour aider les pays les plus pauvres, M. Sha a fait remarquer que « des moyens de financement du développement plus abondants et plus fiables doivent être mis à la disposition des pays en développement pour les aider à faire face aux crises multiples et contribuer à la relance de la demande à l’échelle mondiale. Il faudra injecter 500 milliards de dollars de plus dans les programmes de financement du développement en 2009 et 2010 à cette fin », a-t-il déclaré.

[Lire la déclaration en entier]

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