Equilibrer les piliers du développement durable

Equilibrer les piliers du developpement durable (UN Photo/Ray Witlin)

Il est évident que le développement durable fait face aujourd’hui à un déséquilibre en ce qui concerne ses trois principaux piliers – les piliers économique, social et environnemental. Ici, ce dernier est le moins pris en compte par tous les acteurs. Il existe un défi pour les équilibrer, chercher intensément des moyens qui ont pour objectif d’atteindre un développement durable pour tous et promouvoir cela comme étant la principale lacune qui doit être comblée pour la sécurité mondiale.

Le Dialogue de haut niveau sur le cadre institutionnel pour le développement durable organisé par le gouvernement de la République d’Indonésie et le secrétariat de Rio +20, qui s’est tenu à Solo, en Indonésie, du 19 au 21 Juillet, a pour objectif principal d’assurer un engagement politique renouvelé pour le développement durable compte-tenu des lacunes qui subsistent dans la mise en œuvre des engagements convenus, et de relever les défis nouveaux et émergents.

Les propositions ont tourné autour de deux thèmes principaux, l’économie verte et les institutions internationales qui jouent un rôle normatif, opérationnel et de surveillance, afin qu’elles envisagent des réformes et des moyens de renforcer le cadre pour le développement durable.

Sha Zukang, Sous-secrétaire général du Département des Affaires Economiques et Sociales (DAES) et  Secrétaire général de Rio+20, a souligné qu’ « une structure de gouvernance solide est essentielle pour faire progresser le développement durable. Un cadre institutionnel cohérent et coordonné pour le développement durable aux niveaux local, national, régional et mondial peut grandement contribuer à atteindre les objectifs de développement et relever les défis émergents».

Liana Bratasida du Groupe de travail de l’Association des nations de l’Asie du Sud-est (ANASE) pour les villes écologiquement durables de l’Indonésie, a souligné qu’il n’y a pas de consensus pour une définition commune de l’économie verte et qu’il est nécessaire de penser à une croissance basée sur la qualité. «L’économie verte doit être considéré aux niveaux national et régional et non uniquement au niveau international, et sa mise en œuvre devrait être ajustée en fonction des circonstances et des priorités nationales».

M. Sha a également insisté sur trois objectifs principaux: renforcer les synergies nécessaires à la mise en œuvre coordonnée du développement durable aux niveaux national et local, éliminer la fragmentation et la duplication des fonctions entre les institutions sous-régionales, régionales et internationales, et conclure de nouveaux accords susceptibles de fournir un leadership fort et une orientation dans la manière de s’attaquer aux grands défis mondiaux du développement durable.

Les résultats du dialogue de haut niveau seront résumés dans un rapport préparé par le pays hôte avec le soutien du secrétariat de Rio +20 et formulant des propositions concrètes qui pourraient être prises en compte pour examen et adoption éventuelle à Rio +20.

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