La croissance verte pour le développement durable

La croissance verte pour le développement durable

La réalisation de l’objectif d’une croissance verte grâce à une meilleure gestion des matériaux pendant tout leur cycle de vie constituera le thème central de la session de la Commission des Nations Unies sur le développement durable (CDD-18) qui, cette année, a commencé le 3 mai à New York.

Son Excellence Luis Alberto Ferraté Felice, président de la Commission, a fait observer que « le développement durable exige une transformation des valeurs et des principes qui influencent directement les stratégies de développement et les modes de vie ». Cette réunion, a-t-il ajouté, « servira de base à la mobilisation de la volonté politique d’identifier des stratégies et des mesures concrètes, ainsi que les partenariats nécessaires pour accélérer leur mise en œuvre ».

Les débats qui ont eu lieu pendant la séance d’ouverture ont porté sur les moyens les plus appropriés de maintenir le développement économique tout en limitant les tendances de consommation actuelles qui sont responsables de la dégradation de l’environnement.

On peut s’attendre à ce que les volumes de biens consommés et produits à l’échelle mondiale continuent d’augmenter en même temps que la croissance démographique, ce qui imposera de graves contraintes aux écosystèmes. Plus de 60 pour cent des services écosystémiques du monde sont en train de se dégrader ou sont utilisés d’une manière susceptible de compromettre leur durabilité. Et pourtant, le taux élevé de consommation des ressources a accusé de fortes variations d’un pays à un autre. En 2005, 20 pour cent de la population des pays aux revenus les plus élevés représentaient 77 pour cent de la consommation totale, alors que les 20 pour cent les plus pauvres n’y contribuaient qu’à raison de 1,3 pour cent.

Avec cette session, la Commission entame un nouveau cycle de deux ans qui examinera les thèmes du transport, des produits chimiques, de la gestion des déchets, des activités extractives, et du cadre décennal de programmation sur les modes de consommation et de production durables.

Dans son allocution d’ouverture, présentée par M. Jomo Kwame Sundaram, Sous-secrétaire général chargé du développement économique, M. Sha Zukang, Secrétaire général adjoint chargé des affaires économiques et sociales, a déclaré que « nous devons procéder ensemble à l’examen de tous ces thèmes pour faire en sorte que les politiques et pratiques mises en œuvre favorisent le maintien de modes de vie durables pour des populations en pleine croissance ».

La situation hautement volatile des marchés mondiaux de l’énergie, la crise financière mondiale et les conséquences négatives des émissions de gaz à effet de serre sont autant de facteurs qui contribuent aux défis auxquels le secteur des transports doit faire face.

Exhortant les gouvernements à promouvoir la sécurité des produits chimiques, M. Sha a lancé une mise en garde en faisant valoir « que la gestion rationnelle des produits chimiques ne bénéfice souvent que d’un faible degré de priorité et que les ressources qui lui sont consacrées sont par conséquent insuffisantes, ce qui a des répercussions sur la santé et le bien-être de milliards de personnes ».

Il a appelé l’attention sur les graves risques environnementaux et sociaux auxquels doivent faire face les communautés établies à proximité des sites d’extraction, et a noté que « des capacités suffisantes font souvent défaut, aux niveaux national et local, pour planifier et faire respecter les règlements sur l’environnement, la sécurité et la santé ».

Notant qu’une croissance et un développement rapides dans les zones urbaines et rurales ont entraîné une forte augmentation de la production de déchets, et notamment de rejets industriels et dangereux, M. Sha a rappelé à la Commission que « les 3 R – Réduction, Réutilisation, Recyclage – sont les mots d’ordre à appliquer pour gérer correctement les déchets, aux niveaux individuel et global ».

Ils « offrent également un potentiel élevé d’améliorer l’efficacité des matériaux utilisés et de limiter la consommation d’énergie. Le recyclage réduit non seulement les opérations d’extraction et de transformation des ressources naturelles, mais il économise également l’énergie consommée par ces activités », a-t-il ajouté.

Les participants à la session débattront également du développement durable dans les petits pays insulaires en développement.

Il est prévu que les délibérations de la commission se poursuivront jusqu’au 14 mai. Cette session fera fonction de rampe de lancement pour les débats qui seront consacrés à la Conférence des Nations Unies sur le développement durable, qui aura lieu en 2012 (Rio +20) et dont le comité préparatoire tiendra sa première réunion immédiatement après la CDD, du 17 au 19 mai 2010.

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