Protéger les femmes âgées contre la négligence, les abus et la violence

Les études à l’échelle mondiale présentent un tableau sombre des droits humains des femmes âgées, qui souffrent de formes multiples de discrimination fondée sur l’âge et le sexe. Pour résoudre ce problème, le point focal des Nations Unies sur le vieillissement au sein de la Division du DAES pour la politique sociale et le développement (DSPD), a organisé du 5 au 7 novembre une réunion du Groupe d’experts sur la négligence, les abus et la violence envers les femmes âgées.

« Les recherches font état d’une protection insuffisante aux niveaux national et international, et observent également que les femmes âgées sont encore plus invisibles et négligées dans la société», a déclaré Daniela Bas, directrice de la DSPD, lors de l’ouverture de la réunion au Siège de l’ONU à New York.

Mme Bas a parlé de manière générale des difficultés rencontrées par une population âgée de plus en plus grandissante, mais elle a également souligné le fait que le Plan d’action international de Madrid sur le vieillissement adopté en 2002, relève que les femmes âgées «ont un plus grand risque de violence physique et psychologique en raison des attitudes sociales discriminatoires et du non-respect des droits fondamentaux des femmes »

Mme Bas a souligné l’importante opportunité que la réunion présentait d’organiser le débat sur ce sujet, en particulier au vu des travaux du Groupe de travail à composition non limitée sur le vieillissement pour renforcer la protection des droits humains des personnes âgées, qui s’est également réuni plus tôt cette année.

Réunissant des experts d’Asie, d’Afrique, d’Europe et d’Amérique du Nord, l’événement a identifié les facteurs de risque potentiels liés à la négligence,  aux abus et à la violence envers les femmes âgées. Elle a également évalué les approches existantes en matière de prévention et d’intervention. Au cours de la séance de clôture, les experts ont suggéré des moyens pour organiser le débat autour de ce sujet, et ils ont également proposé une voie à suivre.

Parmi les participants on notait la présence du Bureau du Haut Commissaire aux droits de l’homme (HCDH) à New York, du Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP), de l’ONU Femmes, de la Division de la statistique du DAES et de la Commission régionale de l’ONU, Bureau de New York.

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