Défis et espoir pour la jeunesse autochtone mondiale

Défis et espoir pour la jeunesse autochtone mondiale

La population des jeunes n’a jamais été aussi importante que celle vivant dans le monde d’aujourd’hui, avec environ 40 pour cent de la population mondiale âgée de moins de 25 ans. Avec la récente crise économique et le taux de chômage élevé, il existe des défis auxquels la jeune génération d’aujourd’hui fait face. Les 67 millions de jeunes autochtones dans le monde font face à des défis encore plus importants, mais il existe de grands espoirs.

Pour répondre à ces questions, les experts du monde entier sur les questions liées aux jeunes autochtones se sont rassemblés pour une réunion à New York sur le thème «Jeunesse autochtone: Identité, Défis et Espoir: Articles 14, 17, 21 et 25 de la Déclaration des Nations Unies relative aux droits de peuples autochtones » du 29 au 31 Janvier.

Mme Shamshad Akhtar, Sous-Secrétaire général aux affaires économiques au sein du DAES, s’exprimant au cours de la réunion a décrit certains des principaux défis à relever. « Ils font face à des taux d’analphabétisme, des taux d’abandon et d’autres indicateurs plus élevés, et ils ont tendance à avoir des taux de scolarisation plus faibles, des taux de chômage plus élevés et des revenus plus faibles. Les jeunes autochtones s’efforcent de développer et définir leur identité, de maintenir leurs cultures et de préserver et revitaliser leurs langues », a déclaré Mme Akhtar.

Avec les représentants des jeunes de plusieurs pays dont l’Australie, le Canada, la Finlande, le Pérou et l’Ouganda, le Conseil a examiné de plus près les questions d’identité, de défis et d’espoir. La réunion a également analysé la façon dont les normes internationales des droits de l’homme et les politiques peuvent être plus sensibles à l’avancement des droits de la jeunesse autochtone. Une vaste documentation portant sur ces sujets est disponible en ligne grâce à sept experts sur les questions liées aux jeunes autochtones.

Meenakshi Munda, qui est une jeune autochtone de la communauté Munda du Jharkhand en Inde, a assisté à la réunion en sa qualité de Présidente du Réseau Asie-Pacifique de la jeunesse autochtone (APIYN). S’exprimant sur les antennes de la Radio des Nations Unies, Mme Munda a souligné l’importance de rajeunir les langues autochtones pour protéger l’identité des communautés autochtones, la culture riche et la sagesse ainsi préservées.

Décrivant les connaissances que les aînés dans sa communauté ont en matière de médecine et de plantes, elle a déclaré, «cette connaissance est intacte dans la langue maternelle. Si nous voulons apprendre, nous devons apprendre la langue indigène. En outre, notre histoire orale est intacte dans la langue maternelle, donc si nous voulons connaître notre propre histoire, nous devons connaître notre propre culture, notre propre langue », a-t-elle expliqué.

 « Il est bien sûr important que l’ONU mette désormais davantage l’accent sur les jeunes autochtones parce que si on regarde les peuples autochtones dans leur ensemble, les jeunes constituent le groupe le plus important. Il est de notre responsabilité de garder nos langues, nos traditions et nos cultures », a déclaré Tuomas Aslak Juuso, président des  Jeunes Nationaux Sámis Finlandais, en s’exprimant sur les antennes de la Radio des Nations Unies. M. Juuso, qui lutte pour les droits des Sámis en Finlande depuis la  dernière décennie et qui est également le co-président du Caucus mondial des jeunes autochtones, a souligné l’importance d’être en mesure d’utiliser sa propre langue et de garder les moyens de subsistance traditionnels.

Au cours de la réunion, Mme Akhtar a décrit la jeunesse comme «notre actif global» et son rôle critique pour la stabilité sociale et économique. Elle a en outre déclaré qu’ «  une génération plus jeune de la population autochtone peut être prometteuse pour sa communauté si sa vitalité et sa vigueur sont déclenchées de façon appropriée et si elle peut transformer le destin de l’ensemble de la communauté indigène. La jeunesse est le moteur de l’idéalisme, de la créativité, de l’esprit d’entreprise, et avec le soutien approprié elle peut aider à faire du monde un endroit meilleur ».

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