Combattre la violence envers les femmes et les filles indigènes

Combattre la violence envers les femmes et les filles indigènes (John Isaac)

A travers le monde, les femmes et les filles indigènes sont exposées à diverses formes de violences physiques, psychologiques et sexuelles. Ceci constitue un obstacle significatif pour la capacité et le potentiel des femmes et des filles indigènes à exercer leurs droits de participer pleinement à la vie dans la société.

Cette réalité pressante, comme détaillée dans le point de réflexion préparé par l’Instance permanente de l’ONU sur les questions autochtones, a été à l’origine de la réunion de trois jours organisée à New York du 18 au 20 janvier, réunissant un groupe d’experts internationaux sur le thème suivant : « Combattre la violence contre les femmes et les filles indigènes : article 22 de la Déclaration des Nations Unies  sur les Droits des Peuples Indigènes ».

Mme Daniela Bas, Directeur de la Division des Politiques Sociales et du Développement  Social (DPSPS) du DAES a souligné le fait que cette réunion est ‘la première au sujet du problème de la violence envers les femmes et les filles indigènes.’ Mme Bas a aussi dit que cela ‘montre que l’Instance Permanente traite un problème qui est critique et qui résonne au niveau des gouvernements, des peuples indigènes et du système onusien.’

La réunion du Groupe d’experts a regroupé des specialistes des problèmes indigènes, des membres de l’Instance permanente sur les questions autochtones, des participants issus du système onusien, des Etats Membres, des peuples indigènes et d’autres organisations.

Les participants discutent la façon dont l’Instance permanente de l’ONU sur les questions autochtones devrait aborder son mandat selon l’Article 22 de la Déclaration qui garantit que les femmes et les enfants indigènes bénéficient d’une totale protection contre toutes les formes de violence et de discrimination.

Pendant la réunion, les ‘experts vont analyser les droits humains consacrés par les politiques et les standards internationaux, et vont indiquer comment ceux-ci répondent aux défis de progrès des droits des femmes et des filles indigènes’, a dit Mme Chandra Roy-Henriksen,  Chef, Secrétariat de l’Instance permanente de l’ONU sur les questions autochtones.

Les résultats de la réunion seront rapportés à l’Instance Permanente lors de sa onzième session en mai, à l’Assemblée Générale lors de sa soixante-septième session débutant en septembre et à la Commission sur le Statut des Femmes lors de sa cinquante-sixième session commençant le 27 février.

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