Les jeunes continuent d’être les plus touchés par la crise de l’emploi

Les jeunes continuent d’être les plus touchés par la crise de l’emploi

Dans les pays développés et en développement, le taux de chômage et de sous-emploi des jeunes a atteint des niveaux alarmants. Selon les derniers chiffres de l’Organisation Internationale du Travail, les jeunes au chômage ont atteint le nombre sans précédent de 81 millions et beaucoup d’autres sont sous-employés et travaillent dans des emplois de mauvaise qualité. Le Conseil Economique et Social (ECOSOC) a tenu un forum de la jeunesse le 4 mai au siège de l’ONU.

«Les jeunes sont l’avenir de nos sociétés. Comme tels, ils devraient également faire partie des solutions », a déclaré le vice-président du Conseil Economique et Social (ECOSOC), Luis Alfonso de Albaaux participant au premier Forum de la Jeunesse. Il a ajouté :«Créer un avenir durable signifie renforcer l’autonomie des jeunes à travers de meilleures opportunités d’emploi - et cela signifie offrir une voix aux jeunes »

Le Forum, dont le thème est «Renforcer l’autonomie des jeunes à travers de meilleures opportunités d’emploi» a rassemblé de jeunes délégués et entrepreneurs, des étudiants et des représentants des organisations non gouvernementales (ONG) en charge de la jeunesse. Les participants ont pris part à deux dialogues interactifs ; le premier a mis l’accent sur l’éducation et la formation, et le second sur la création d’emplois verts et les conditions nécessaires pour les créer. 

Mobilisation de la jeunesse

Dans son allocution aux participants, la Vice-Secrétaire générale, Mme Asha-Rose Migiroaa souligné que les jeunes se mobilisent comme jamais auparavant et que leurs idées peuvent aider les pays à atteindre leurs objectifs de développement durable.

«Les jeunes peuvent conduire l’effort mondial pour une croissance verte. En tant qu’entrepreneurs, consommateurs et dirigeants, ils peuvent adopter de nouveaux modes de vie qui respectent notre planète. Ils peuvent promouvoir des tendances qui favorisent le développement durable » a-t-elle dit, ajoutant que la participation des jeunes est particulièrement importante dans des événements tels que la Conférence des Nations Unies pour le développement durable (Rio +20) prévue le mois prochain au Brésil.

Le chômage des jeunes a grimpé en flèche à la fois dans les pays riches et les pays pauvres depuis le début de la crise financière mondiale en 2008, avec la plus grande augmentation annuelle jamais enregistrée observée en 2009. À un moment donné, près de 76 millions de personnes âgées entre 15 et 24 ans étaient au chômage dans le monde entier.

Actuellement, les jeunes sont trois fois plus susceptibles que les adultes d’être au chômage. En Europe près d’un quart des jeunes sont sans emploi, et en Afrique du Nord et au Moyen-Orient le taux de chômage des jeunes est presque de 30 pour cent, le plus élevé du monde. 

Emploi vulnérable

M. de Alba a souligné qu’en plus du taux élevé de chômage, il est important d’examiner le sous-emploi et l’emploi vulnérable, étant donné que de nombreux jeunes travaillent sous des contrats précaires à court terme, ou sont pris au piège du travail de faible qualification et mal rémunéré.

« Les politiques du travail et les institutions n’incitent pas forcément à embaucher les jeunes, et, comme beaucoup d’entre vous le savez, les politiques ne sont pas encore en place dans de nombreux pays pour équiper les jeunes avec les compétences exigées par le marché du travail d’aujourd’hui » a-t-il dit.

Le Secrétaire général de Rio+20, ShaZukang, a souligné que la création d’emplois est une priorité pour les actions de la conférence, étant donné que garantir l’emploi pour les jeunes va de pair avec le développement durable.

« Le chômage touche à la fois le bien-être actuel et les perspectives d’avenir, et ces ramifications peuvent atteindre la prochaine génération», a déclaré M. Shaqui, également Sous-Secrétaire général adjoint aux affaires économiques et sociales de l’ONU.

Former les jeunes à une économie verte

« Il existe une convergence de vues croissante sur l’importance de la création d’emplois verts. En formant notre jeunesse sur les compétences nécessaires à la transition vers une économie verte, nous pouvons aborder à la fois le chômage et les questions de développement durable. C’est cette approche qui pourra assurer l’avenir de la jeunesse d’aujourd’hui et des générations à venir », a-t-il ajouté.

En juillet 2012, les États membres, les décideurs, les organisations de la société civile et des représentants des milieux universitaires et du secteur privé se réuniront à New York au cours de la réunion de haut niveau de la session de fond du Conseil Economique et Social pour relever le défi d’augmenter la capacité de production et promouvoir l’emploi et le travail décent. Cela nécessite une approche globale, intergénérationnelle, interculturelle et trans-sectorielle, qui est impossible sans la participation des gouvernements, des jeunes, et de tous les segments de la société.

Le Forum du 4 mai a été organisé comme une contribution à la réunion de haut niveau du Conseil économique et social, par l’Initiative Impact Universitaire des Nations Unies au sein du Département de l’information publique, et le Bureau de l’appui au Conseil Economique et Social et de la coordination au sein du Département des Affaires Economiques et Sociales.

Le résultat de la réunion sera partagé avec les États membres à la Conférence des Nations Unies sur le Développement Durable Rio+20, qui se tiendra au Brésil en juin 2012, et aussi au cours de la session de haut niveau du Conseil Economique et Social en juillet 2012.

Source: UN News

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