Promouvoir l’emploi, la croissance et l’économie verte

Promouvoir l'emploi, la croissance et l'économie verte (Jerry Frank)

Les perspectives sombre de la croissance économique, particulièrement dans les pays développés et le défi du financement de la transition vers une économie verte sont quelques-uns des sujets qui seront discutés lors de la prochaine réunion spéciale de haut niveau de l’ECOSOC avec les institutions de Bretton Woods, l’Organisation mondiale du commerce et la CNUCED les 12-13 mars à New York. La réunion aura lieu dans le cadre du thème général «Cohérence, coordination et coopération dans le contexte du financement pour le développement ».

Le Secrétaire général des Nations Unies prendra la parole lors de la réunion qui sera suivie d’une courte séance plénière d’ouverture avec de brèves déclarations du Président de l’ECOSOC et des hauts représentants des organes intergouvernementaux. La réunion comprendra des débats thématiques informels sur les thèmes suivants: « Promouvoir une croissance économique soutenue, inclusive et équitable, la création d’emplois, l’investissement et le commerce productifs » et le «Financement du développement durable”.

Le premier débat thématique sera axé sur les interventions politiques qui peuvent aider à promouvoir une croissance économique soutenue, inclusive et équitable, la création d’emplois, l’investissement et le commerce productifs. Les perspectives sombre de la croissance économique, particulièrement dans les pays développés, continuent à menacer la fragile reprise après la crise financière et économique mondiale.

Beaucoup de travailleurs dans les pays en voie de développement continuent a être confrontés à des défis sociaux tels que le chômage, des salaires insignifiants, des conditions de travail vulnérables et le manque d’accès à toute forme de sécurité sociale. Dans l’ensemble, selon les estimations du OIT, le monde doit créer 600 millions d’emplois au cours de la prochaine décennie pour compenser les emplois perdus pendant la crise et répondre aux besoins d’une plus grande population mondiale. Des mesures de dépenses publiques pour accroître la demande et des capacités productives ainsi que des efforts pour mettre en place un cadre juridique et réglementaire propice à la promotion d’un secteur privé efficace sont quelques-unes des nombreuses solutions possibles qui seront abordées afin de faciliter la création d’emplois.

En outre, le débat va aborder la possibilité d’une relation entre le commerce et l’emploi, ainsi que la contribution possible de l’aide publique au développement et des emprunts extérieurs pour soutenir la croissance et l’emploi dans les pays en voie de développement.

Les étapes majeurs de l’effort pour réformer le système financier et monétaire international seront également débattues lors de cette première session. Cela comprend le renforcement de la régulation financière internationale et la gestion des flux de capitaux transfrontaliers volatils.

Dans le deuxième débat thématique sur le financement du développement durable, les participants examineront le concept de l’écologisation de l’économie et les mesures et les politiques nécessaires pour accroître le financement aux niveaux national, régional et international. Il est estimé qu’au moins $ 1,1 trillions seront nécessaires par an pour des investissements supplémentaires dans les technologies vertes dans les pays en développement.

Le principal défi est que «les technologies vertes » doivent devenir compétitives au point de vue des coûts avec les technologies établies et se voir accorder un soutien approprié. Étant donné l’ampleur des besoins de financement pour la transition vers une économie durable, les ressources financières doivent être trouvées auprès de l’ensemble des sources privées, publiques et mixtes, et à travers de multiples canaux et instruments. Une approche stratégique, notamment l’utilisation des fonds publics pour orienter et influencer les finances du secteur privé, sera débattue lors de cette session finale.

La réunion clôturera avec des remarques du Président de l’ECOSOC, SE M. Miloš Koterec.

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