Les partenariats seront indispensables à la mise en œuvre du programme de développement de l’après 2015

Lors d’un Forum organisé mercredi par l’Assemblée générale et le Conseil économique et social (ECOSOC) des Nations Unies sur le rôle des partenariats dans la mise en œuvre du programme de développement de l’après 2015, Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, a souligné que la réussite de ce programme dépendra de l’implication des partenaires.

Pour le chef de l’ONU, il faut non seulement un plus grand financement public, mais également une contribution financière importante du secteur privé et des contributions en nature, ainsi que l’expertise de la société civile.

« Nos efforts pour atteindre les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) ont déjà porté leurs fruits à de nombreux niveaux et nous pouvons en tirer les leçons », a déclaré M. Ban. « Au cours de ces dernières années, des changements importants sont intervenus dans la manière dont est abordé le développement, le plus significatif étant le rôle croissant de nouveaux acteurs dans ce domaine ».

Le Secrétaire général a également souligné que le développement durable résulte de décisions ambitieuses et courageuses. Selon lui, le secteur privé y contribue de manière plus active, notamment par le biais des effets positifs du Pacte mondial qui promeut des actions commerciales responsables et durables.

« Les partenariats peuvent nous aider à réaliser les OMD », a insisté le Secrétaire général, en notant que les experts s’accordent pour considérer les partenariats comme des moyens pour mettre en œuvre un programme ambitieux de développement pour l’après 2015.

M. Ban a rappelé sa proposition de créer un système facilitant les partenariats. Cette proposition, qui a été soumise aux États Membres pour approbation, qui vise à garantir que les Nations Unies seront dotées des capacités nécessaires pour utiliser au mieux les partenariats extérieurs.

« Ces capacités permettront aux Nations Unies d’atteindre de bien meilleurs résultats. Si nous nous mettons d’accord sur un cadre ambitieux sans préparer l’ONU à le mettre en œuvre, nous risquons de marginaliser notre institution au moment même où elle doit jouer le rôle de chef de file », a indiqué le chef de l’ONU.

De son côté, le Président de l’Assemblée générale, John Ashe, a souligné la difficulté de la tâche en ce qui concerne l’élaboration d’un programme de développement pour l’après 2015, tout en rappelant la nécessité d’y parvenir pour aider tous ceux qui souffrent de la pauvreté, de la malnutrition, des problèmes de santé, de l’oppression et de la discrimination.

« Nous devons renforcer notre capacité à répondre aux difficultés mondiales, et cela passe par le renforcement des partenariats », a affirmé M. Ashe. « Contrairement aux Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD), le nouveau programme sera plus universel et partagé, en respectant les responsabilités communes mais différenciées de tous les pays ».

Selon le Président de l’Assemblée générale, le partenariat doit inclure les acteurs privés et publics, locaux, régionaux et nationaux, ainsi que les ressources nationales et internationales. Il a estimé que l’ONU occupe une position unique pour favoriser des partenariats créatifs entre les acteurs pertinents.

« En cette phase critique et sensible dans la préparation du programme de développement de l’après 2015, les travaux se poursuivent au sein du Groupe de travail à composition non limitée sur les objectifs de développement durable et du Comité intergouvernemental d’experts sur le financement du développement durable. Le dialogue sur les options d’un mécanisme de facilitation technologique va bientôt commencer », a expliqué M. Ashe.

« C’est pourquoi il est important que les États membres commencent à envisager les structures et les capacités qui seront requises pour mettre en œuvre le futur programme de développement après 2015. Le Forum sur les partenariats sera l’occasion de discuter des nouveaux modèles de partenariats qui pourront contribuer à la réalisation de ces objectifs », a-t-il ajouté.

 

Source: Centre d’actualités de l’ONU

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