Des moyens pour renforcer la gouvernance économique mondiale

Des moyens pour renforcer la gouvernance économique mondiale

La majorité des institutions existantes et des règles sur la gouvernance économique mondiale ont été créées il y a 60 ans, et aujourd’hui elles sont confrontées à un monde qui a changé de façon spectaculaire. De nombreux pays en développement sont devenus des acteurs puissants de l’économie mondiale. Leur importance ne se reflète pas dans ces structures, ce qui conduit à un déficit en matière de cohérence et d’uniformité dans les systèmes monétaires, financiers et commerciaux.

Faisant écho à la Conférence internationale sur le financement du développement, deux tables-rondes se sont tenues à Genève les 11 et 12 juillet dans le cadre du Segment de coordination de la session de fond 2011 du Conseil Economique et Social (ECOSOC).

La table-ronde sur «la Gouvernance économique mondiale et le développement: Renforcer la cohérence et l’uniformité des systèmes monétaires, financiers et commerciaux », qui s’est tenue le 11 juillet, a exploré des réformes, des initiatives et des propositions qui pourraient ouvrir la voie à un système de gouvernance économique mondiale plus efficace, conduisant à  plus de légitimité, de responsabilité et de cohérence. Une partie de la discussion concernait les moyens de renforcer le rôle et l’efficacité du système des Nations Unies dans la gouvernance économique mondiale.

M. Sha Zukang, Secrétaire général adjoint aux affaires économiques et sociales, a animé cette table-ronde. Dans son allocution d’ouverture, il a souligné combien le système de gouvernance économique mondiale peut devenir plus inclusif, plus efficace et plus transparent. «Il existe des possibilités considérables pour renforcer les mécanismes régionaux dans le cadre de l’architecture de la gouvernance économique mondiale. Les liens entre les niveaux régionaux et globaux peuvent également être renforcés, avec des accords régionaux informant les processus mondiaux », a déclaré M. Sha.

L’autre table ronde « L’après-Istanbul : appui financier aux efforts de développement des pays les moins avancés, y compris dans le cadre de la coopération Sud- Sud et de la coopération triangulaire », qui s’est tenue le 12 Juillet, s’est concentrée sur les stratégies financières qui peuvent améliorer les capacités productives dans les PMA et promouvoir le développement des ressources humaines et des infrastructures de base, tout en assurant l’accès à la technologie et aux filets de sécurité adéquats.

Les stratégies examinées portaient sur les coopérations Sud-Sud et triangulaire qui représentent une option susceptible de compléter le soutien que reçoivent les PMA des donateurs traditionnels qui en raison de la reprise économique lente et fragile limitent leur aide à ces pays.

Les deux tables-rondes ont  consisté en des présentations faites par des représentants de gouvernements, des organisations multilatérales et des experts académiques. Les conclusions finales apporteront une contribution au rapport analytique du Secrétaire général sur la gouvernance économique mondiale et le développement ainsi qu’au Dialogue de haut niveau sur le financement du développement.

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