Autonomisation des femmes rurales

empowering-rural-women

Le Conseil économique et social (ECOSOC) a débattu des questions du renforcement de l’influence des femmes rurales dans les activités de développement et de la reconnaissance de leur contribution à l’accélération de la mise en œuvre des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) lorsqu’il s’est réuni le 22 avril au Siège de l’ONU à New York.

Cette réunion avait pour objet de préparer les consultations que l’ECOSOC tiendra à son débat de haut niveau qui portera, du 28 juin au 2 juillet 2010, sur les questions de l’égalité entre les sexes, l’autonomisation des femmes, et la coopération pour le développement.

Le Conseil a organisé deux sessions dans le cadre de cette réunion préparatoire. La première était intitulée « Qui fournit les aliments dont le monde aura besoin en 2010 et pendant les années qui suivront : les femmes rurales en tant qu’agents de changement et militantes œuvrant en faveur de la sécurité alimentaire mondiale », tandis que la seconde a examiné le rôle de l’aide comme moyen d’atténuer l’effet de la crise financière et économique sur la réalisation des objectifs nationaux de développement et des OMD.

Dans la plupart des parties du monde en développement, les femmes participent à la production des récoltes et à l’entretien du cheptel. Elles contribuent également aux tâches à accomplir pour procurer les aliments, l’eau et le combustible dont leurs familles ont besoin, et participent à des activités autres que les travaux agricoles pour diversifier les moyens de subsistance des membres de leur foyer.

Les activités productives des femmes rurales sont souvent insuffisamment prises en compte dans les statistiques nationales. Il en résulte que les contributions apportées par les femmes aux économies nationales et à la productivité de la main-d’œuvre rurale sont difficiles à évaluer.

Son Excellence Hamidon Ali, Président de l’ECOSOC, a fait remarquer dans son allocution d’ouverture que « l’on estime qu’en Asie du sud-est, les femmes représentent 90 % de la main-d’œuvre nécessaire pour assurer la culture du riz. »

Il a signalé que « les femmes n’ont qu’un accès limité à des ressources critiques telles que l’eau potable, l’électricité et des infrastructures telles que les chemins de fer et les routes, et qu’un grand nombre de femmes et filles des régions rurales ne sont pas inscrites dans des établissements d’enseignement ».

« Il leur est également impossible d’avoir un accès équitable aux processus de prise des décisions, ce qui signifie qu’elles ne sont pas en mesure de faire entendre leur voix », a t il ajouté.

Il a par ailleurs souligné le rôle important que les femmes rurales jouent en contribuant à la sécurité alimentaire et en réduisant la pauvreté dans toutes les régions du monde.

« Il ne fait aucun doute que les femmes sont des agents de changement et qu’elles doivent être soutenues dans le rôle essentiel qu’elles jouent si nous voulons être en mesure d’accélérer la réalisation des OMD », a déclaré M. Ali.

Toutes les parties prenantes présentes à cette réunion, parmi lesquelles des représentants des États Membres, d’organismes des Nations Unies, de la société civile et des milieux universitaires, ainsi que d’autres personnes intéressées, ont participé à un débat animé sur les options à envisager pour permettre l’autonomisation des femmes rurales.

Bookmark and Share