Connecter les gouvernements avec les citoyens

Connecter les gouvernements avec les citoyens

« Le rôle croissant de l’administration en ligne dans la promotion du développement inclusif et participatif va désormais de pair avec les exigences croissantes en matière de transparence et de responsabilisation dans toutes les régions du monde », a déclaré Sha Zukang, Sous-Secrétaire général du DAES de l’ONU dans la récente édition 2012 de l’étude des Nations Unies sur l’administration en ligne.

L’enquête, préparée par la Division du DAES de l’ONU chargée de l’Administration Publique et de la gestion du développement, évalue les portails Web des gouvernements des États membres en mettant l’accent sur ​​la disponibilité de l’information électronique et des services électroniques; ces services comportent des caractéristiques interactives, transactionnelles et de participation en ligne qui connectent les gouvernements avec les citoyens.

Les États membres sont classés selon l’indice de développement de l’administration en ligne (EGDI), un indicateur composite qui mesure la volonté et la capacité des administrations nationales à utiliser les technologies de l’information et de la communication pour fournir les services publics. L’EGDI est une moyenne pondérée de trois scores normalisés sur les aspects les plus importants de l’administration en ligne: la portée et la qualité des services en ligne, l’état de développement des infrastructures de télécommunication et le capital humain inhérent.

Le gouvernement de la République de Corée a maintenu sa première position dans l’administration en ligne, position qu’il a acquise en 2010. Les Pays-Bas sont arrivés en deuxième position, gagnant ainsi trois positions  par rapport à 2010, et le Royaume-Uni a gagné une position pour devenir le troisième pays le plus avancé en matière d’administration en ligne dans le monde. Le Danemark, les Etats-Unis, la France et la Suède suivent de près. Israël, le Liechtenstein et le Luxembourg, qui ont investi des ressources considérables dans l’administration en ligne au cours des dernières années, ont fait partie du top 20 pour la première fois.

Les classements de l’enquête démontrent qu’il n’y a pas de modèle unique supérieur en matière d’administration en ligne. Les États membres qui se trouvent à différents stades de développement de l’administration en ligne, à savoir émergent, renforcé, transactionnel, et connecté, peuvent adopter différents modèles d’administration en ligne, selon les besoins spécifiques et les désirs de leurs circonscriptions respectives.

Dans l’ensemble, les États membres ont évolué d’un modèle d’administration en ligne décentralisé à objectif unique, vers un modèle unifié de l’ensemble du gouvernement pour le peuple. Alors que la plupart des États membres européens suivent l’approche de portails distincts pour leurs offres d’informations, de services et de participation, la République de Corée, les États-Unis, Israël, l’Australie, la Norvège, le Danemark et la Nouvelle-Zélande sont parmi les rares qui se rapprochent d’un véritable portail unique avec les informations, les services et les services de participation intégrés sur un seul site internet.

L’étude conclut en recommandant que les gouvernements mettent davantage l’accent sur ​​l’administration en ligne afin de développer et consolider la cohésion institutionnelle, ainsi que d’intégrer l’administration et la prestation de service. Le but ultime est que la gouvernance publique légitime et efficace conduise à une croissance intelligente, inclusive et équitable pour les générations d’aujourd’hui et de demain.

Bookmark and Share