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Les Nations Unies et la décolonisation

Historique

À la création de l'ONU en 1945, 750 millions de personnes - soit près du tiers de la population mondiale - vivaient dans des territoires qui n'étaient pas autonomes et qui dépendaient de puissances coloniales. Aujourd'hui, ce sont moins de 2 millions de personnes qui vivent dans des territoires de cette nature.

Un des arcs spécialement décoré érigé à Kigali au Rwanda pour marquer l'indépendance le 1er juillet 1962

Un des arcs spécialement décoré érigé à Kigali au Rwanda pour marquer l'indépendance le 1er juillet 1962. (Photo ONU)

Les efforts de décolonisation de l’ONU reposent sur les principes de l’« égalité des droits et de l’autodétermination des peuples » énoncés dans la Charte des Nations Unies, en particulier aux Chapitres XI, XII et XIII, consacrés aux intérêts des peuples dépendants.

La Charte des Nations Unies a institué un régime international de tutelle par son Chapitre XII (Art. 75 à 85) et un Conseil de tutelle par son Chapitre XIII (Art. 86 à 91) en vue de surveiller certains territoires désignés par l'expression 'territoires sous tutelle'.

Ces territoires, ayant fait l'objet d'accords particuliers de tutelle avec leurs puissances administrantes, étaient d'anciens territoires sous mandat de la Société des Nations, des territoires détachés des pays vaincus de la Deuxième Guerre mondiale, ou encore des territoires volontairement placés sous ce régime par les États responsables de leur administration. Onze territoires ont été placés sous régime de tutelle.

Depuis la création de l'ONU, plus de 80 nations dont les peuples vivaient sous la domination coloniale ont adhéré à l'ONU en tant qu'États souverains et indépendants, parmi eux tous les territoires sous tutelle ont maintenant atteint la pleine autonomie ou accédé à l'indépendance, soit comme États distincts, soit en s'associant à des États indépendants voisins. Il reste aujourd'hui 17 territoires non autonomes.

La Charte prévoit que les États Membres qui administrent des territoires n’ayant pas accédé à l’autonomie doivent respecter le principe de la primauté des intérêts des habitants de ces territoires et accepter comme une mission sacrée l’obligation de favoriser leur prospérité. À cette fin, les puissances administrantes doivent non seulement assurer le progrès politique, économique et social de ces populations, ainsi que le développement de leur instruction, mais également entreprendre de les aider à développer leurs institutions démocratiques et leur capacité de s’administrer elles-mêmes. Les puissances administrantes sont tenues de communiquer régulièrement au Secrétaire général des renseignements relatifs aux conditions économiques et sociales et à l’éducation dans les territoires placés sous leur administration.

Avec l'espoir d'accélérer les progrès de la décolonisation, l'Assemblée générale a adopté en 1960 une Déclaration sur l'octroi de l'indépendance aux pays et aux peuples colonisés. Cette 'Déclaration sur la décolonisation', comme on l'appelle généralement, affirme que tous les peuples ont le droit de libre détermination et proclame la nécessité de mettre rapidement et inconditionnellement fin au colonialisme.

En 1962, l’Assemblée a créé un Comité spécial pour suivre l’application de la Déclaration et formulé des recommandations relatives à son application.

L'Assemblée générale a déclaré en 1990 que les années 1990-2000 seraient la Décennie internationale de l'élimination du colonialisme et elle a adopté un plan d'action. Le 8 décembre 2000, à la fin de la première Décennie internationale, l’Assemblée générale a adopté la résolution 55/146, « Deuxième Décennie internationale de l’élimination du colonialisme » pour la période 2001-2010.

En 2011, l'Assemblée générale a proclamé 2011-2020 la troisième Décennie internationale de l’élimination du colonialisme [A/RES/65/119].