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Sommet sur les changements climatiques, « Pour une croissance verte, protégeons la planète », 22 septembre 2009, Siège des Nations Unies, New York

Le Sommet sur les changements climatiques sera climatiquement neutre

Le Sommet du 22 septembre sur les changements climatiques, le plus grand rassemblement des dirigeants du monde pour faire face aux changements climatiques, sera aussi climatiquement neutre que possible. Les Nations Unies feront tous les efforts possibles pour minimiser les émissions et pour compenser celles qui ne peuvent être réduites.

Un Sommet climatiquement neutre, cela fait partie d'une initiative à long terme annoncée en 2007 par le Secrétaire général des Nations Unies, M. Ban Ki-moon, qui demanda que les Nations Unies donnent l'exemple en rendant les habitudes et pratiques de l’Organisation plus climatiquement neutres et ciblées sur un environnement durable. Plus spécifiquement, les Nations Unies tacheront de réduire leurs propres émissions de gaz à effet de serre et de limiter l'impact de leurs propres activités sur l'environnement.

Sous la direction générale et la coordination du Groupe de gestion de l'environnement des Nations Unies, les unités du système des Nations Unies du monde entier se sont activement engagées à réduire les émissions dans leurs installations et leurs opérations, ainsi qu'à compenser les émissions inévitables, comme celles qui sont créées par les transports. À titre d'exemple, les travaux de rénovation du siège des Nations Unies à New York vont réduire leur consommation d'énergie d'environ un tiers.

En outre, le Secrétaire général a entrepris des mesures de réduction et de compensation d'émissions de gaz à effet de serre dans ses activités officielles pour la durée entière de son mandat, à partir de janvier 2007.

Compensation des émissions du Sommet

Les émissions de six espèces de gaz à effet de serre qui tombent sous le règlement du Protocole de Kyoto seront compensées par les Nations Unies. Pour les émissions provenant des activités de la réunion au Sommet, les Nations Unies se proposent d'acquérir le crédit d'un projet de pays en voie de développement, projet qui réduira la même quantité d'émissions de gaz.

En pratique, les Nations Unies effectueront l'acquisition de ces crédits dans la forme de réductions d'émissions certifiées (REC) fournies par le mécanisme pour un développement propre, qui est un instrument permettant les investissements d'énergie propre dans les pays en voie de développement. Les réductions d'émissions certifiées seront vérifiées de qualité standard Or, c'est-à-dire qu'elles devront provenir de contributions démontrées et vérifiées au développement durable et aux objectifs du millénaire pour le développement.

Le Secrétaire général des Nations Unies poursuit également cette méthode de compensation pour les émissions reliées à ses activités officielles. En outre, la plus grande partie du système des Nations Unies utilise les réductions d'émissions certifiées du mécanisme pour un développement propre afin de compenser les émissions d’opérations entières et de leurs effets.

Le projet de compensation de la réunion au sommet

Les émissions provenant de la réunion au Sommet des Nations Unies seront compensées au moyen d'un projet d'installation de méthaniseurs domestiques dans une région pauvre semi-aride du district de Kolar de l'État de Karnataka en Inde. Connu sous le nom de programme du mécanisme pour un développement propre de Bagepalli, ce projet d'énergie renouvelable permet aux ménages de produire du biogaz de cuisine à partir d'excréments de leur propre bétail, éliminant ainsi le besoin en bois de chauffage dans ces régions déboisées. Ce projet est enregistré par le mécanisme pour un développement propre et les réductions d'émissions certifiées sont vérifiées de qualité standard Or.

Bien que les ressources en bois soient très limitées dans la région, le bois est encore le moyen de chauffage principal chez les pauvres. Avant le projet, les habitants utilisaient du bois de chauffage dans des fours de boue séchée très inefficaces. Les familles devaient effectuer des marches de deux à cinq kilomètres pour ramasser le bois de chauffage, ce qui eut pour résultat une carence rapide des ressources en bois dans la région.

Dans le cadre de ce projet, environ 5500 autoclaves domestiques seront installés pour la production de bio gaz de cuisine. Les excréments de bétail alimentent les autoclaves et du méthane se forme par combustion anaérobique pour servir comme gaz de cuisine.

Ce projet assure des bénéfices significatifs pour l'environnement, le développement durable et le bien-être des populations. En remplaçant les vieux fourneaux alimentés en bois par des fours fonctionnant aux bio gaz renouvelables, les émissions de gaz à effet de serre sont réduites, car on élimine l'utilisation de bois non renouvelable et celle de kérosène supplémentaire.

En même temps, grâce à ce projet la santé des femmes et des enfants s'améliore, dû à la diminution de fumée dans les cuisines. En Inde, plus de femmes meurent de maladies respiratoires causées par les fumées qu'elles ne meurent par la malaria. Il faut ajouter que ce projet aide également les femmes en leur épargnant le temps de ramasser du bois.

Estimations strictes des émissions du Sommet

Le sommet a été planifié pour une date précédant immédiatement celle de la réunion annuelle de l'Assemblée générale des Nations Unies à laquelle participent de toute façon les dirigeants et les hauts fonctionnaires des gouvernements. Malgré cela, on a pris en compte les voyages à New York d'un chef d'État ainsi que d'un délégué additionnel pour les 192 États Membres, comme sources d'émissions dues à ce Sommet.

Les émissions reliées au Sommet ont été calculées sur des bases raisonnables. Les calculs se portent sur le voyage à New York à partir de 192 capitales, ainsi que sur le transport aller-retour aux aéroports, le séjour des délégués à New York et la consommation d'énergie de la réunion elle-même. Les hypothèses sont aussi conservatives que possible et on a par exemple pris l'entier complexe des Nations Unies comme le lieu de la réunion alors qu'une partie seulement sera utilisée.

Le total des émissions de la réunion au sommet a été calculé à 1350 tonnes d'équivalent de gaz carbonique (CO2)