Réduction des émissions

Les émissions en augmentation — Si les gouvernements ne prennent pas de mesures supplémentaires, les émissions des six principaux gaz à effet de serre (dioxyde de carbone, méthane, oxyde nitreux, hexafluorure de soufre, PFC et HFC) devraient augmenter de façon spectaculaire. Les émissions de ces gaz ont augmenté de 70 % entre 1970 et 2004.
Les décisions gouvernementales peuvent jouer un rôle important — S'ils adoptaient des politiques plus rigoureuses pour lutter contre les changements climatiques, les États pourraient ralentir, voire enrayer les émissions et stabiliser les gaz à effet de serre dans l'atmosphère. Par exemple, pour stabiliser les niveaux de gaz à effet de serre à 445-490 ppm (particules par million) – qui représente l'objectif le plus ambitieux qui ait été proposé – il faudrait que le CO2 mondial atteigne sa concentration maximale en 2015 et que d'ici 2050, il soit retombé à 50-85 % des niveaux de 2000. Il serait alors possible de limiter l'augmentation de la température moyenne mondiale à 2-2,4 °C au-dessus des niveaux pré-industriels.
Des niveaux alarmants — Pour que les gaz à effet de serre se stabilisent à 535-590ppm, les émissions mondiales de CO2 devraient atteindre leur concentration maximum entre 2010 et 2030 et revenir à une fourchette de – 30 % à + 5 % des niveaux de 2000 vers 2050. Cela permettrait de limiter l'augmentation de la température à 2,8-3,2 °C. Si les émissions atteignent leur concentration maximale plus tard, il faut s'attendre à un réchauffement plus prononcé. À titre de comparaison, le niveau actuel (2005) des gaz à effet de serre est d'environ 379 ppm.

Limiter les conséquences les pires pour le changement climatique — Au cours des vingt ou trente prochaines années, les mesures que nous prendrons pour atténuer les changements climatiques détermineront dans une large mesure l'élévation à long terme de la température moyenne mondiale et les impacts qu'il sera possible d'éviter. Des politiques environnementales mûrement réfléchies peuvent faire partie intégrante du développement durable et les conclusions du GIEC confirment le fait que la voie du développement durable est la bonne pour réduire les gaz à effet de serre et la vulnérabilité aux changements climatiques.
