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Facteurs économiques

Des camions dans une innondation

Estimer les conséquences économiques — Les économistes ont recours à des modèles pour évaluer les impacts économiques des initiatives visant à une réduction des émissions. La modélisation économique prend en compte un large éventail d'hypothèses, qui sont essentielles pour tirer des conclusions sur le coût de la stabilisation des émissions de gaz à effet de serre. Les principales hypothèses ont à voir avec le taux d'escompte, les émissions de référence, les changements technologiques associés et les émissions qui en résultent, les objectifs et niveaux de stabilisation et l'ensemble des technologies disponibles.

Divers scénarios — Les modèles économiques produisent une estimation des coûts plus basse lorsqu'on envisage les émissions de référence qui augmentent lentement et des changements technologiques qui s'accélèrent au fur et à mesure où les prix du carbone augmentent. Les coûts diminuent aussi lorsque les mécanismes de flexibilité du Protocole de Kyoto entrent pleinement en jeu. Si les taxes sur le carbone ou les stratégies d'émission produisent des revenus, et que ceux-ci servent à promouvoir des technologies sobres en carbone et à éliminer les obstacles à l'atténuation, les coûts en seront encore plus réduits. Certains modèles envisagent même une augmentation du PIB, car ils partent de l'hypothèse que les économies ne fonctionnent pas de façon optimale et que les politiques d'atténuation des changements climatiques peuvent aider à réduire leurs imperfections.

Éolienne

Le coût de la réduction d'émissions — De nombreux modèles économiques parlent du coût inhérent à la réduction des émissions en termes de « pertes de PIB ». Par exemple, d'ici 2030, les coûts macroéconomiques moyens mondiaux liés à une stabilisation des niveaux de gaz à effet de serre à 445-710  ppm se situent dans une fourchette allant de moins de 3 % à un gain de 0,6 % du PIB.  Cela se traduit par une réduction annuelle du taux de croissance du PIB allant de moins de 0,12 % à moins de 0,06 %. Cette perte négligeable est à mettre en rapport avec les projections selon lesquelles l'économie mondiale devrait connaître une expansion spectaculaire au cours des prochaines décennies.

Analyse coût/bénéfices — Les économistes se servent d'une analyse coût/bénéfices pour comparer ce que cela coûte d'agir et ce que cela coûte de ne rien faire (en termes de dommages causés par les changements climatiques). Ces derniers sont calculés en termes de coût social du carbone et actualisés dans le temps. Le coût social du carbone donne une valeur chiffrée à des coûts dont l'économie ne tient pas compte –  p. ex. le coût des sécheresses, des cyclones et des inondations n'entre pas en ligne de compte dans la valeur monétaire attribuée à la consommation de combustibles fossiles mais il serait inclus dans le coût social. Cependant, étant donné les énormes incertitudes liées à l'évaluation chiffrée des dégâts non marchands, il est difficile d'évaluer le coût social du carbone de façon fiable. Par conséquent, la littérature offre des projections très variables et probablement sous-estimées.

L'action coûte moins cher que l'inaction — Lorsque l'on compare les estimations relatives au coût social du carbone et le prix du carbone pour les différents niveaux d'atténuation, on s'aperçoit que le premier est pour le moins comparable, et sans doute plus élevé, que les prix du carbone cités dans les scénarios les plus rigoureux évalués par le GIEC. En d'autres termes, le coût de la stabilisation des concentrations de gaz à effet de serre à un niveau relativement bas tend à être comparable, sinon moindre, que le coût de l'inaction.

Autres bénéfices économiques — Il est important de se rappeler que les politiques climatiques peuvent également produire beaucoup d'avantages bénéfiques dont on ne tient pas toujours compte dans les évaluations de coût : innovations technologiques, réforme fiscale, emploi, meilleure sécurité énergétique et impact bénéfique sur la santé d'une diminution de la pollution.

Partenaires des Nations Unies sur les changements climatiques