Un nouveau pacte mondial sur les changements climatiques

Un accord mondial — Les preuves scientifiques s'accumulant en ce qui concerne le changement de climat et ses conséquences, il existe un sentiment grandissant qu'il devient urgent de prendre des initiatives fortes au plan international. Bien que la première période d'engagement du Protocole de Kyoto ne débute pas avant 2008, il est nécessaire d'arriver rapidement à un nouvel accord sur les changements climatiques.
Les objectifs de réduction d'émission pour les pays industrialisés énoncés dans le Protocole de Kyoto expirent après 2012. Or, ils ne couvrent qu'une partie des émissions mondiales de gaz à effet de serre. Même si les émissions par habitant dans les pays en développement sont faibles par rapport à celles des nations industrialisées, la croissance rapide des émissions de l'ensemble des pays en développement, et en particulier de ceux qui se développent rapidement, neutralisera les réductions d'émission obtenues par les pays industrialisés au cours de cette période.
Vulnérabilité des pays en développement — Comme ils ont des revenus moindres que les nations industrialisées, les pays en développement sont plus vulnérables aux impacts des changements climatiques et sont moins bien équipés pour s'y adapter. En outre, même si les émissions augmentent dans les pays en développement pris dans leur ensemble, leur niveau par habitant reste inférieur à celui des pays industrialisés. Et le niveau absolu d'émissions reste extrêmement bas dans la plupart des pays en développement. Le prochain accord mondial devra tenir compte des besoins de ces derniers tout en préservant les intérêts économiques des nations industrialisées.

Il faudra obtenir une réduction majeure des émissions — En 2030, les gaz à effet de serre auront augmenté de 25 à 90 % par rapport aux niveaux de 1990. Il est possible d'obtenir des réductions considérables sans nuire à l'économie mondiale si l'on procède à des avancées considérables dans le domaine des technologies non-nuisibles pour le climat et au déploiement rapide de celles-ci (par exemple : énergies renouvelables et nouvelles technologies comme le piégeage et le stockage du carbone). Elles offriront plus d'options pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, et plus d'opportunités pour la coopération internationale.
En prévision de l'avenir — Le régime sur les changements climatiques post-2012 devra être suffisamment large pour inclure tous les aspects d'une solution mondiale au problème considéré, notamment :
- des mesures mondiales à long terme conformes aux dernières découvertes scientifiques et compatibles avec les besoins des entreprises en matière de planification des investissements
- d'importantes réductions des émissions dans les pays industrialisés, qui doivent continuer de montrer l'exemple, étant donné leurs responsabilités historiques et leurs capacités économiques
- un engagement plus important des pays en développement, en particulier ceux dont les émissions contribuent déjà de manière significative aux concentrations atmosphériques ou le feront dans un avenir proche.
- des mesures incitatives pour les pays en développement afin qu'ils limitent leurs émissions et une aide pour qu'ils s'adaptent aux impacts des changements climatiques tout préservant la croissance socioéconomique et l'éradication de la pauvreté et pour cela,
- la flexibilité que permettra un marché du carbone amélioré, qui garantira la mise en œuvre la plus rentable et mobilisera les ressources nécessaires pour offrir des mesures incitatives aux pays en développement.
